Blog

7 anecdotes sur Unité Modèle

Unité Modèle est la production locale qui ouvre notre saison 2017/18. Mais saviez-vous qu’il s’agit aussi du dernier volet d’une trilogie écrite par Guillaume Corbeil, d’un duo expérimenté à nouveau réuni sur scène, de l’emploi étonnant du conditionnel présent mais surtout, d’une pièce très drôle ? Voici sept faits divers qui vous feront voir ce spectacle sous un nouvel angle.

1. Le dernier volet d’une trilogie

Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en écriture dramatique en 2011, Guillaume Corbeil est l’auteur d’une trilogie sur l’image dont Unité Modèle est le dernier volet. Il publie en 2012 Nous voir nous (Cinq visages pour Camille Brunelle), récompensée par le Prix Michel Tremblay, le Prix du meilleur texte original de l’Association des critiques de théâtre du Québec (AQCT) et le prix du public au Festival d’écriture dramatique contemporaine Primeurs, à Saarbrücken en Allemagne. Gros succès public et critique, la pièce a offert à Guillaume une belle notoriété et mis en lumière son style d’écriture unique. Suivront Tu iras la chercher en 2014, présentée à Espace Go à Montréal lors du FTA, et Unité Modèle.

Crédit photo : Jeremie Battaglia

2. Un duo expérimenté

La pièce réunit sur scène deux comédiens bien connus du public vancouvérois, Vincent Leblanc-Beaudoin et Emilie Leclerc. Amis sur scène et dans la vie, tous les deux, ensemble, joueront pour la troisième fois dans une production du Théâtre la Seizième. Ils ont remporté un prix Jessie en 2016 pour Mathieu Mathématiques et vous avez pu les voir l’an dernier dans Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay.

3. Un texte qui voyage

Unité Modèle a été créée au Centre du Théâtre d’aujourd’hui, à Montréal, en 2016 dans une mise en scène de Sylvain Bélanger. Le texte a ensuite été adapté au Poche, à Genève en Suisse, par la metteure en scène Manon Krüttli, dans une formule légère, chantée et dansée, les comédiens habillés de costumes loufoques.

Crédit photo : Samue Rubio

4. Une amitié qui se traduit sur le papier

Anita Rochon et Guillaume Corbeil ont étudié ensemble à l’École nationale de théâtre du Canada et sont bons amis. Quoi de plus normal que de lui confier la traduction du texte pour les surtitres en anglais !

5. Une scénographe hollandaise

Manon Veldhuis est une conceptrice spatiale travaillant pour le théâtre, des expositions et du design intérieur. Elle a collaboré sur différents projets avec Toneelgroep Amsterdam (en tant qu’assistante à la scénographie sur des adaptations de Shakespeare et Woody Allen), le Nederlands Dans Theater, le Ministère de la Culture hollandais et la ville d’Amsterdam. Elle a travaillé sur des projets des designers renommés Theun Mosk et Julien Thomas, ce dernier basé à Vancouver. Il s’agit de son premier contrat à Vancouver et on est très heureux de la compter dans l’équipe.

6. Le conditionnel présent

Avez-vous l’habitude d’employer le conditionnel présent dans votre quotidien ? Nous, non. Ce petit air désuet, sa prononciation compliquée, son orthographe alambiquée… le texte en est truffé ! « Vous desserreriez votre cravate », « vous lui enverriez votre plus beau sourire ». Le texte de la pièce est étonnant, dans sa forme. Vous verrez que cela n’entrave en rien la compréhension, que cela sert parfaitement le propos (des suppositions, une vie fantasmée), cela demande seulement un peu de gymnastique aux comédiens !

7. Un mélange de style

La thématique ne le laisse pas présager au premier abord, mais Unité Modèle est une pièce enlevée ! Danse, musique éclectique, rythmes variés, jeu diversifié, on vous promet que vous ne vous ennuierez pas. Vous allez rire, jaune parfois, vous allez passer par une large palette d’émotions, tout en posant un regard neuf sur votre chez-vous en rentrant du théâtre. Unité Modèle version vancouvéroise est une production fantaisiste portée par une équipe qui a pris beaucoup de plaisir à la mettre sur pied, et qui s’est surtout beaucoup amusée !

Crédit photo : Gaetan Nerincx