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5 raisons de vous abonner à la Saison 2017/18

S’abonner ou ne pas s’abonner ? Pour vous aider à répondre à cette question et vous convaincre que la première option est la meilleure, nous vous livrons nos meilleurs arguments ! Voici donc les avantages réservés aux abonnés et les grands moments de cette saison pensée pour questionner, surprendre et rassembler.

1. Une critique de la société de l’image

Voici un thème on ne peut plus contemporain, et qui résonnera en chaque Vancouvérois : l’embourgeoisement, l’accès à la propriété, la surconsommation et au final, le vide. Ecrite par Guillaume Corbeil, Unité Modèle est le dernier volet d’une trilogie débutée avec Cinq visages pour Camille Brunelle en 2012 et Tu iras la chercher, en 2014. La plume de Guillaume Corbeil est étonnante, déconcertante, incisive. Vous aurez aussi hâte que nous de découvrir la mise en scène qu’en fera Philippe Cyr, une étoile montante de la mise en scène à Montréal…

Guillaume Corbeil – crédit photo : © Le Quartanier / Justine Latour

2. Un voyage mutisensoriel à Kinshasa

Que diriez-vous d’une soirée théâtrale où vous humeriez de savoureuses odeurs de plats cuisinés sur scène, où vous vous laisseriez emporter par une musique rythmée, où vous rencontreriez l’auteure du roman jouant son propre rôle, et où vous apprendriez beaucoup sur la culture et la société congolaise, la vie quotidienne et les défis politiques du pays ? Que diriez-vous d’un témoignage rare sur l’exil, les rêves d’ailleurs et les défis de l’immigration ? C’est à cette expérience riche en couleurs, en saveurs et en émotions, à ce moment rempli d’humour, que Bibish de Kinshasa vous convie cet automne.

Crédit photo : © David Ospina

3. Plusieurs vedettes de télévision et de cinéma à l’affiche !

Le comédien, auteur et animateur québécois Christian Bégin sera sur les planches du Waterfront Theatre pour deux soirs, rien que pour vous. L’auteur de la tragicomédie Pourquoi tu pleures… ? explore les histoires de famille et les enjeux éthiques liés à un héritage à se partager « selon les besoins de chacun ». La pièce dénonce avec humour et justesse les travers de la société, au-delà du cercle familial dont il est initialement question. En vous abonnant, vous obtenez les meilleurs sièges (car vous les choisissez avant tout le monde) et un tarif privilégié pour les représentations des 16 et 17 février. Avouez que c’est une un bel argument, non ?

4. Doit-on encore faire des enfants aujourd’hui ?

La génération Y en proie à une crise existentielle et des acteurs au sommet de leur art dans une pièce qu’ils portent bout à bout. Doit-on encore faire des enfants lorsque nous pensons à l’empreinte écologique d’un être humain ? Est-ce responsable ? Le texte de Des Arbres est puissant, et le décor minimaliste donne aux mots toute leur puissance pour interroger notre rapport à l’environnement, à nos choix de vie et à leurs impacts. Immense succès de la dernière saison montréalaise avec pas moins de 14 représentations supplémentaires programmées, le spectacle sera à l’affiche dans plusieurs villes cette année dont ici, à Vancouver !

5. Des billets pour vos proches

Avec l’abonnement, vous économisez jusqu’à 15% sur le prix des billets réguliers et vous pouvez changer vos dates de spectacles sans frais*. Mais ce n’est pas tout ! Vous pouvez initier un ami au théâtre avec un billet à moitié prix (15$), un bel incitatif pour vous trouver un nouvel accompagnateur de soirée. Enfin, si vous choisissez de venir voir la pièce pour enfants Crème-Glacée le 7 avril prochain, vous pouvez inviter gratuitement (oui oui) DEUX enfants à venir avec vous. C’est une belle occasion de faire plaisir aux petits spectateurs de votre entourage !

Convaincus ? Remplissez le formulaire d’abonnement en ligne ou contactez-nous au 604.736.2616.

* Jusqu’à 48h à l’avance, sous réserve des places disponibles.

LA SAISON 2017/18 EST LANCÉE

Le Théâtre la Seizième est heureux de présenter sa saison 2017-2018. Le public pourra découvrir deux de ses productions et quatre pièces invitées. Le Théâtre souhaite rejoindre tous les amoureux de culture, sans exceptions, et surprendre son public avec de nouveaux visages et de nouvelles formes scéniques. Les oeuvres présentées cette saison ont été choisies pour les questionnements qu’elles soulèvent sur notre monde (immigration, apparence, natalité et environnement, famille et individualisme, culte de la performance). « Nous vivons dans une époque de profonds changements et il fait bon, parfois, de s’asseoir ensemble pour prendre le pouls de ce qui nous entoure.

C’est précisément ce que les pièces de cette saison proposent, avec intelligence et créativité » souligne Esther Duquette, directrice artistique et générale. Des représentations supplémentaires avec surtitres en anglais permettront à plus d’amateurs de culture non francophone de se joindre à nous et de profiter de nos productions.

Seizieme_Communiqué-saison 17-18

6 NOMINATIONS AUX PRIX JESSIES

Lors de la cérémonie de nominations des prix Jessie Richardson qui se tenait hier soir au Pacific Theatre, le Théâtre la Seizième a été nommé à six reprises pour ses deux productions annuelles : Straight Jacket Winter et Bonjour, là, bonjour.

Dans la catégorie « grands théâtres », Straight Jacket Winter a été nommé pour quatre prix différents. Les auteurs et metteurs en scène de la pièce, Esther Duquette et Gilles Poulin-Denis, concourront pour les prix de « script exceptionnel » et « mise en scène exceptionnelle » (avec la contribution, pour cette dernière, d’Édith Patenaude). La pièce est également lice pour le prix de « production exceptionnelle » et fait partie de la très convoitée liste du « Georgia Straight Critics’ Choice Innovation Award ».

Quant à la pièce de Michel Tremblay, Bonjour, là, bonjour, mise en scène par Gilles Poulin-Denis, elle s’est aussidistinguée dans les catégories « mise en scène exceptionnelle » et « accomplissement artistique significatif – performance d’ensemble exceptionnelle » pour le sublime travail accompli par les huit comédiens de la pièce (Lyne Barnabé, Leanna Brodie, Thérèse Champagne, Siona Gareau-Brennan, Vincent Leblanc-Beaudoin, Emilie Leclerc, Annie Lefebvre et Joey Lespérance).

Le Théâtre la Seizième tient également à féliciter Sonia Gareau-Brennan et Émilie Leclerc, deux comédiennes de notre saison, respectivement nommées dans les catégories « performance exceptionnelle dans un rôle principal » (The Fighting Season du Bleeding Heart Theatre – catégorie petits théâtre) et « performance exceptionnelle » (A Charlie Brown Christmas du Carousel Theatre for Young People – catégorie théâtre jeunes publics).

Depuis 2000, le Théâtre la Seizième et ses artistes ont récolté plus de 90 prix ou nominations aux Jessie Richardson Awards, décernés chaque année aux artistes, aux producteurs et aux compagnies de théâtre de Vancouver, acteurs véritables d’un art d’excellence. http://jessies.ca/

RENCONTREZ BÉATRICE CROZET

La semaine dernière, nous avons accueilli notre nouvelle Directrice Administrative dans nos bureaux. Depuis 5 ans à Vancouver, française d’origine, cette passionnée des arts et des fleurs (elle était précédemment à l’emploi d’un fleuriste) nous livre, au travers d’un portrait chinois, quelques indiscrétions pour  mieux la connaître.

Si tu étais une fleur ?
Une rose de jardin pour son parfum d’été et son abondance de pétales.

Si tu étais un mot ?
Voyage car ça annonce toujours une découverte.

Si tu étais un film ?
Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan pour sa poésie et sa bande originale.

Si tu étais un groupe de musique?
Caravan Palace pour son énergie et pour danser du swing toute la nuit.

Si tu étais un livre ?
La Prophétie des Andes de James Redfield pour m’avoir ouvert les yeux sur la spiritualité de l’Énergie.

Si tu étais une figure historique ?
John Muir pour avoir exploré les merveilles des grands espaces américains et pour avoir été un précurseur dans la protection de la nature.

Si tu avais un super pouvoir, quel serait-il et quel usage en ferais-tu ?
Me téléporter, visiter les gens ou des places du monde entier quand l’envie me prend.

Si tu étais un moment de la journée?
Un soleil couchant, pour la lumière chaude et douce qui annonce la fin de la journée.

Si tu étais une boisson ?
le Gin Tonic, car après tout c’est comme une limonade mais avec du fun!

Bienvenue parmi nous, Béatrice!

Une visite bien remplie de Bello en Colombie-Britannique

C’est cette semaine que s’achève la tournée de la joyeuse équipe de Bello. Co-produite par le Concrete Theatre et L’Unitheâtre et présentée en Colombie-Britannique par le Théâtre la Seizième, Bello bénéficiait également d’une tournée en Alberta.

Même si les représentations n’étaient qu’en français en C.-B., la tournée en Alberta s’est jouée dans les deux langues; tout cela assuré par la même distribution. Un vrai exercice de style!

En l’espace de 3 mois, ce sont pas moins de 80 écoles des 2 provinces qui ont eu la chance d’accueillir ce spectacle, rejoignant ainsi près de 17,000 enfants.

La pièce raconte l’histoire de Bernhard vivant chez son oncle et sa tante et, qui, chaque jour, doit marcher cinq kilomètres pour se rendre à l’école. Le long de son trajet se trouve la maison de Nettie, la vieille femme que tout le village appelle la sorcière. Lorsqu’un soir, Bernhard perd son chemin au milieu d’une terrible tempête de neige, il est secouru par nul autre que Nettie. Le garçon découvre alors l’histoire de la veuve et celle de son fils Bello qui, lui aussi, s’est perdu dans une tempête, et n’en est jamais revenu. Leur amitié singulière leur permet de se réconcilier avec leur passé et de transformer leur présent.

L’Élection termine sa tournée dans les écoles secondaires

Crédit photo : Emily Cooper

 

C’est déjà la fin d’une aventure pour l’équipe de L’Élection, après avoir parcouru une bonne partie de la province, visité 25 écoles secondaires et touché près de 5 500 élèves!

Explorant les mécanismes du processus démocratique, la pièce questionne ses propres limites : jusqu’où est-il acceptable d’aller pour défendre une idée qui semble juste? Sommes-nous capable de nous arrêter à temps lorsque cette limite est atteinte? Construite autour de grands thèmes tels les minorités, le féminisme, l’écologie ou encore l’accès à l’éducation, la pièce se veut un éveil à la conscience politique ainsi qu’à la notion, fragile, d’égalité.

Crédit photo : Emily Cooper

 

Comme pour chacun de ses spectacles jeunes publics, le Théâtre la Seizième travaille également un guide pédagogique accompagnant les élèves avant, pendant et après le spectacle. Celui-ci donne à l’élève des clés de compréhension de la création d’une œuvre théâtrale et lui permet d’approfondir chacun des grands thèmes développés dans la pièce. Une manière très concrète pour l’élève d’exprimer des idées et des opinions en français.

 

L’Élection a été développée en collaboration avec Green Thumb Theatre dans le cadre du programme de développement dramaturgique du Théâtre la Seizième, qui soutient les auteurs dramatiques britanno-colombiens. Par le biais de ce programme, le Théâtre la Seizième commande des œuvres à de jeunes artistes et les accompagne durant leur processus d’écriture, en anglais ou français, pour éventuellement monter le spectacle. Ce volet fait aujourd’hui partie d’un programme plus complet de formation, de ressourcement et de développement dramaturgique pour les artistes de la scène. Le Théâtre la Seizième affirme ainsi sa volonté d’appuyer la formation en théâtre dans l’Ouest canadien et la création théâtrale locale.

LE SAVIEZ-VOUS ? – PRINTEMPS 2017

Shizuka Kai

La conceptrice de décors Shizuka Kai (L’Élection) présente au Studio 58, dans le cadre des Risky Nights, sa première mise en scène Zoetrope : The Curiosity of Puppet Oddities (co-dirigée avec Stephanie Elgersma). Dans ce monde mystérieux, les metteures en scène utilisent la marionnette, l’ombre et l’objet pour explorer leurs bizarreries au travers d’une histoire d’amour et de mort. Ce spectacle est l’occasion pour Shizuka de s’adonner à son autre grande passion, les marionnettes. Du 27 mars au 2 avril.

Emilie Leclerc

La comédienne Emilie Leclerc (Bonjour, là, bonjour, Mathieu Mathématiques) fait quant à elle partie de la distribution de Redpatch, une production créée à l’occasion du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy. Redpatch est un drame historique qui met l’accent sur un jeune soldat métis de la nation Nuu-chah-nulth de l’île de Vancouver qui s’est porté volontaire pour lutter pour le Canada pendant la Première Guerre Mondiale. Au Presentation House Theatre (Vancouver Nord) du 29 mars au 9 avril, puis au Studio 16 (Vancouver) du 12 au 16 avril.

Rachel Peake

La metteure en scène Rachel Peake (L’Élection, Selfie) prend les rênes de l’un des plus grands opéras classiques de Mozart, Les Noces de Figaro (The Marriage of Figaro), présenté par le Vancouver Opera. Pour cette production de taille, elle est accompagnée à la conception des décors  par un autre de nos artistes, Drew Facey (Bonjour, là, bonjour, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou). À noter que les costumes sont assurés par la star canadienne de la mode, Sid Neigum. Au Vancouver Playhouse du 30 avril au 16 mai.

Itai Erdal

Itai Erdal (Straight Jacket Winter), que l’on connaît habituellement pour ses conceptions d’éclairage, est actuellement à l’affiche du Winnipeg Jewish Theatre (jusqu’au 1er avril), cette fois-ci en tant qu’auteur et comédien. Construite à la manière d’un documentaire, Itai raconte dans How to disappear completely les derniers moments de vie de sa mère, atteinte d’un cancer des poumons.  Cette pièce-documentaire autobiographique bénéficie d’une tournée internationale depuis plusieurs années déjà.

Sabrina Auclair

La comédienne Sabrina Auclair (L’Élection), en tant que finissante du Studio 58, présentera le 3 avril prochain son Solo Show. Grande tradition de la célèbre école de théâtre, chaque étudiant à la mission d’auto-écrire, produire et diriger leur propre spectacle et de présenter le fruit de leur travail à un auditoire invité. On a hâte de voir ce que Sabrina nous réserve!

Joey Lespérance

Joey Lespérance (Bonjour, là, bonjour, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou) fera parti de la distribution de Hunger Room du Staircase Theatre. Une pièce à suspense où la suspicion règne dans une école secondaire de banlieue après que des étudiantes aient reçu de mystérieuses notes écrites avec du sang. Une pièce qui explore la solitude, la déconnexion et la violence. Au Pal Studio Theatre, du 24 mai au 9 juin.

RENCONTRE AVEC LE METTEUR EN SCÈNE DE BONJOUR, LÀ BONJOUR

Entre deux blocs de répétitions, nous avons rencontré Gilles Poulin-Denis qui nous parle de la pièce de Tremblay, de ses collaborateurs vancouvérois et de ses toutes nouvelles fonctions à la barre de la biennale Zones théâtrales à Ottawa.

LA SEIZIÈME. — Cela faisait des années que Craig Holzschuh [le précédent Directeur Artistique de la Seizième, NDLR] rêvait de mettre en scène Bonjour, là, bonjour. Il t’a confié ce grand projet, à son départ. Qu’est-ce qui, selon toi, lui a plu dans ce texte ?

GILLES POULIN-DENIS. — Je pense que Craig a été, entre autres, attiré par les nombreuses complexités que présente le texte. C’est un texte très dense et ça prend beaucoup de doigté pour mettre en scène une proposition claire pour le spectateur. Différentes temporalités et différents lieux se chevauchent, ce qui pose de bons défis ! C’est fou de se dire qu’en 2017, quand un dramaturge présente un texte avec des temporalités qui se croisent, on trouve ça novateur, alors que Tremblay a écrit Bonjour, là, bonjour il y a plus de 40 ans…

Et puis je sais que c’était excitant pour Craig, car c’est une production qui présente une grosse distribution. Considérant les contraintes du milieu artistique, ça n’arrive pas souvent qu’on puisse se permettre de monter un projet avec une aussi grosse distribution.

L.S. — Rarement montée, la pièce est réputée difficile à transposer sur scène. Quels sont les grands défis auxquels tu as fait face ?

G.D.-P. — Le plus gros défi était de clarifier la convention théâtrale pour le public. Nous sommes habitués à des pièces réalistes où on nous propose une unité de lieu, de temps et d’action. Alors qu’ici, la pièce se déroule dans un ensemble où Serge [le protagoniste principal, NDLR] se retrouve à cinq endroits différents en même temps.

Et puis, il y a beaucoup de mystères autour de cette pièce. Tremblay a volontairement laissé des non-dits dans le texte. On a dû faire un travail de détective afin d’établir la chronologie de l’histoire, la dynamique entre les personnages, pourquoi tel personnage s’exprime de cette façon-là, à ce moment-là, etc. Serge a un rapport très complexe avec ses sœurs et ses tantes, mais aussi un lien très fort avec son père. C’est certainement un défi de travailler toutes ces dynamiques en même temps et de les mettre en lumière, sur scène. Je dirais que c’est touffu, qu’il y a beaucoup d’information à transmettre !

Aussi, sachant qu’il s’agit d’une deuxième production de Tremblay en deux ans dans le même théâtre, le défi était de ne pas être redondant. J’ai voulu créer une expérience théâtrale différente de celle d’À toi, pour toujours, ta Marie-Lou pour que le public puisse découvrir l’univers de Tremblay autrement.

L.S. — L’œuvre de Tremblay est célèbre pour être essentiellement composée  de portraits de femmes. Même si c’est toujours le cas dans Bonjour, là, bonjour, l’auteur aborde également la difficulté de communiquer entre un père et son fils. Dans cet univers où les femmes de la pièce prennent une place quasi suffocante, comment es-tu parvenu à mettre en valeur cette relation ?

G.D.-P. — Pour moi, cette relation père-fils est déjà mise en lumière par le texte. Les femmes parlent beaucoup du quotidien, alors que Serge et Armand tentent de se dire des choses vraiment profondes. Le ton est différent : il y a une vérité et une simplicité dans les dialogues des hommes — une économie de mots —, comparativement à ceux des personnages féminins qui parlent beaucoup, souvent sans s’écouter. L’interprétation des comédiens doit soutenir le texte en ce sens. Ils doivent doser le volume de leur livraison avec précision, un peu comme le feraient les musiciens d’un orchestre. J’ai aussi beaucoup réfléchi aux déplacements des comédiens dans l’espace. Il y a une distance physique qui existe entre le père et le fils, qui fait en sorte qu’ils n’arrivent pas à se retrouver, à communiquer.

L.S. — Ce spectacle comporte une distribution impressionnante de 8 comédiens. Est-ce que cela a été difficile pour toi de réunir autant de monde autour du spectacle ?

G.D.-P. — On a la chance d’avoir beaucoup d’excellents comédiens francophones à Vancouver. La distribution compte des artistes bien connus du public de la Seizième, comme Joey Lespérance (À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, Porc-Épic), Lyne Barnabé (Le Périmètre, Lapin blanc, lapin rouge), Siona Gareau-Brennan (À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, Selfie, Statu Quo), Vincent Leblanc-Beaudoin (Selfie, Mathieu Mathématiques) et Émilie Leclerc (L’Enfant-Problème, Mathieu Mathématiques). Ces artistes travaillent régulièrement pour la Seizième, mais ont aussi des projets personnels vraiment excitants. Bonjour, là, bonjour marque aussi le retour très attendu de Thérèse Champagne sur les planches du Studio 16. Enfin, on accueille aussi dans notre équipe Annie Lefebvre, une comédienne formidable qui était auparavant à Ottawa, et Leanna Brodie qui est francophile et qui va jouer pour la première fois en français. C’est quelqu’un qui a beaucoup d’expérience et je suis content de la faire découvrir au public de la Seizième. Tout ça, ce sont des signes positifs d’une communauté en santé !

L.S. — On vient également d’apprendre ta nomination à la direction artistique de la biennale Zones Théâtrales à Ottawa. Toutes nos félicitations ! Que signifie pour toi cette nouvelle étape dans ta carrière ?

G.D.-P. — Je suis super content, super excité. C’est une biennale à laquelle j’ai beaucoup participé dans les dernières années. Au cours des premières éditions, j’étais spectateur, puis plusieurs de mes créations y ont été présentées. Je me sens honoré, car tout à coup, je me retrouve à la direction artistique de ce festival qui m’a beaucoup nourri en tant qu’artiste et qui m’a offert de nombreuses chances. J’y vois l’occasion de m’investir à plus grande échelle. Dans les dernières années, j’ai eu de belles expériences professionnelles qui m’ont amené à l’international ainsi qu’à travailler un peu partout au pays. J’espère pouvoir mettre à profit certains de ces atouts-là dans le cadre de mes nouvelles fonctions et d’en faire profiter plus largement la communauté théâtrale au Canada.

CUISINE & CONFESSIONS – ANECDOTE #6

LES PAROLES DE LA CHANSON FINALE SONT INSPIRÉES D’UN JEU POUR ENFANT

La chanson « chop chop miam miam » qui clôture le spectacle, est à l’origine un jeu que les deux metteurs en scène ont avec leur fille de 5 ans. Lors de la création du spectacle, l’expression a été reprise comme cri de ralliement pour finalement en devenir la devise. Lorsque les artistes en ont fait une chanson, d’abord sur le ton de la blague, il est vite apparu aux yeux de tous qu’il s’agissait de la meilleure façon de clôturer le spectacle.

CUISINE & CONFESSIONS – ANECDOTE #5

LE DÉCOR EST INSPIRÉ DES CUISINES DES ARTISTES

Dans le processus de création, la scénographe Ana Capulletto a demandé aux artistes de partager les photos de leur cuisine d’enfance, de leur cuisine actuelle ainsi que celle de leur rêve, et s’en est inspiré pour définir le décor actuel. Afin d’y injecter encore plus d’humanité, Ana a demandé à chaque acrobate d’apporter un objet qui leur est personnel. À ce jour, tous ces effets personnels font encore partie du décor.

 

Pas encore vos places ? c’est ici !