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Reportage : Tu te souviendras de moi

Ici artv nous fait découvrir Tu te souviendras de moi à travers le regard des artistes qui y participent.

Tu te souviendras de moi from Théâtre la Seizième on Vimeo.

Dans la loge de nos lapins

Nous avons rendu visite à nos interprètes quelques minutes avant chacune des représentations de Lapin blanc, lapin rouge. Voici, en vidéo, un aperçu de leur état d’esprit juste avant de découvrir ce texte singulier devant le public.

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Quizz : Quel type de lapin êtes-vous?

Vous aimeriez venir voir Lapin blanc, lapin rouge, mais vous ne savez pas quel soir choisir? On a le test qu’il vous faut.


 

Qui sont Fanny et Natalie?

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Fanny Reyns et Natalie Lefebvre Gnam

En août dernier, Fanny Reyns et Natalie Lefebvre Gnam ont rejoint notre petite équipe. Afin de vous les présenter, nous leur avons demandé de s’interviewer l’une l’autre. Elles partagent entre elles et avec vous leur parcours professionnel, leurs goûts culinaires et musicaux, leurs petits plaisirs quotidiens et leur expérience au Théâtre la Seizième.

 

 

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Entrevue avec Rébecca Déraspe

Fraîchement revenue d’un voyage à Bruxelles, l’auteure montréalaise Rébecca Déraspe nous parle de sa passion pour le théâtre, de Deux ans de votre vie, de ses personnages, d’amitié et des projets qui l’habitent.

Déraspe, Rebecca

Rébecca Déraspe © Julie Artacho

Comment es-tu arrivée à l’écriture et au théâtre?
Quand j’étais enfant, mon rêve était de devenir actrice. J’étais fascinée par les comédiens des téléséries. J’ai commencé des cours de théâtre dès l’âge de cinq ans. À 20 ans, j’ai réalisé que la scène était un endroit très stressant pour moi et que je ne pouvais pas être comédienne. Ce fût un constat difficile. Je me suis ensuite dirigée en création littéraire à l’université. Il y avait un cours d’écriture dramatique au programme. J’ai tout de suite été allumée par ce type d’écriture qui rejoignait ma passion pour le théâtre tout en me permettant de m’exprimer autrement. J’avais trouvé ma place. J’ai commencé à écrire des pièces et j’ai passé les auditions pour entrer à l’École nationale de théâtre en écriture dramatique. J’y ai gradué en 2010.

Qu’est-ce qui t’a poussée à écrire Deux ans de votre vie ?
J’ai été approchée par les Biches pensives, une compagnie de théâtre montréalaise formée par Annie Darisse et Dominique Leclerc, deux comédiennes. Elles m’ont donné une commande: écrire sur la pression sociale exercée sur les célibataires et les couples. C’est une thématique qui me parlait beaucoup d’emblée, qui me rejoignait personnellement. Je connais très bien Annie et Dominique et nous venons de la même école de pensée. Nous partagions dès le départ une vision commune du projet. J’ai l’impression qu’elles m’ont donné une étincelle plutôt qu’une commande. C’était un beau cadeau. Mon plus grand défi a été de théâtraliser l’énoncé de base, en évitant les clichés, la caricature et le didactisme. Je n’ai pas voulu prendre position sur le couple, mais plutôt présenté une situation qui ferait réfléchir sur le sujet. … read more

Genèse d’une création

La première de Selfie, le 28 mars prochain, sera l’aboutissement d’un parcours de plus de deux ans! Avec l’aide des élèves de l’école secondaire Crofton House, l’auteure Christine Quintana et l’équipe de production ont patiemment façonné l’histoire d’Anna, Lili et Chris. Nous retraçons ici les grandes étapes de la création, de l’impulsion à la scène.
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Réflexions du directeur artistique : 40 ans, on fête ça en grand!

À mi-chemin de la 40e saison du Théâtre la Seizième, son directeur artistique Craig Holzschuh offre ses réflexions sur le passé et l’avenir de la compagnie.

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Craig Holzschuh © Fabrice Grover

En 1974, quinze femmes se réunissent pour jouer Les belles sœurs de Michel Tremblay. Avant de commencer les répétitions, elles doivent trouver quelqu’un qui signera la mise en scène du spectacle. Par un concours de circonstances, elles rencontrent la metteure en scène Catherine Colvey qui accepte de les diriger. Elle devient alors la seizième.Le 5 septembre dernier, le Théâtre la Seizième a fêté ses 40 ans en compagnie de 150 artistes, fondateurs, amis, collaborateurs et spectateurs. Au menu : lectures, souvenirs, retrouvailles et surprises dans le cadre d’une célébration digne de nos 40 ans. Ce fut un moment magique pour nous, où nous avons pu mesurer l’impact qu’a eu au fil des ans le Théâtre la Seizième sur les gens d’ici. Un gros câlin qui a fait beaucoup de bien!

Le Théâtre la Seizième est encore aujourd’hui le seul théâtre francophone professionnel en Colombie-Britannique. Être l’unique intervenant professionnel d’une discipline artistique donnée sur un aussi grand territoire vient avec son lot de défis, mais aussi de récompenses. Après quarante de service aux communautés francophones et francophiles de la Colombie-Britannique, nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli : des productions de qualité qui mettent de l’avant les artistes et artisans de chez nous, des tournées provinciales annuelles avec certaines productions importantes qui sillonnent les routes du Canada, la mise en place d’un programme de soutien aux artistes professionnels extrêmement actif et de nombreux partenariats avec des organismes artistiques, anglophones et francophones, qui ont mené à la présentation de productions d’envergure internationale.

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Les belles-soeurs de Michel Tremblay, 1974

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À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Michel Tremblay, 2014 © Emily Cooper

En soufflant les quarante bougies bien allumées de son gâteau de fête, la Seizième a récité (à voix très basse, bien sûr) les deux souhaits qu’elle a pour son avenir. Nous avons le plaisir d’accueillir de plus en plus de spectateurs chaque année à notre théâtre. C’est un immense cadeau qui, paradoxalement, est aujourd’hui devenu l’un de nos principaux défis. Nous refusons constamment l’accès à des spectateurs enthousiastes qui souhaitent voir du théâtre en français. Cela nous attriste, d’autant plus que le prochain théâtre capable de leur offrir une expérience en français se trouve à plus de 1000 km! Une salle de théâtre plus grande, mais qui conserve la proximité entre les artistes et la salle, ferait notre plus grand bonheur. Elle nous permettrait d’accommoder ces centaines de spectateurs que nous refusons chaque saison et qui s’inscrivent sans grand espoir sur nos listes d’attente spectacle après spectacle.

Nous aimerions également trouver les ressources nécessaires pour augmenter l’offre de notre compagnie. Nous ne sommes pas à court de projets et nous avons un public qui aimerait pouvoir assister à plus de productions. Une augmentation de l’offre théâtrale demande plus de moyens, non seulement afin de pouvoir produire les spectacles eux-mêmes, mais également pour assurer une infrastructure organisationnelle capable de supporter adéquatement une programmation et un public en constante expansion.

À quarante ans, la Seizième dresse un bilan positif de son passé tout en cherchant à concrétiser des projets futurs. Nous avons des rêves nobles, des rêves fous (un n’empêche pas l’autre) et nous avons envie de poursuivre notre trajectoire pleinement, plutôt que sur les freins. Appuyer par les artistes, les artisans et les spectateurs des quarante dernières années, nous fonçons vers un futur formé par nos rêves et qui, nous le souhaitons, continuera de répondre aux besoins grandissants de notre communauté.

Craig Holzschuh
Directeur artistique et général

Entretien avec Layla Metssitane

Artiste multifacette, Layla Metssitane signe l’adaptation, la traduction et la mise en scène de Stupeur et tremblements, en plus de livrer le texte sur scène. Dans cet entretien accordé au Théâtre de Poche, l’artiste d’origine marocaine nous livre les dessous de son processus créatif.

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Layla Metssitane © Carlotta Folsberg

Comment vous est venue l’idée de porter Stupeur et Tremblements à la scène ?
Layla Metssitane : J’avais lu le roman à 18 ans et trois choses m’avaient touchée alors: l’humour d’Amélie Nothomb, son regard sur les femmes et sa vision du monde du travail au Japon (les rapports hommes femmes). Je me destinais à l’économie, et j’étais très sensible à tout ce qui touchait l’univers codifié de l’entreprise. J’ai eu envie de porter cette parole à la scène, et de me l’approprier, car elle résonnait en moi sur de nombreux plans. Ma première tentative a eu lieu quand j’avais 20 ans, puis des années plus tard, Anne Delbée a ravivé mon envie de jouer ce texte. Il y a eu la création de La Compagnie Théâtre des Hommes, et depuis 2010, je n’arrête pas de voyager avec le spectacle, que j’ai adapté et présenté à Avignon. L’Alliance française et les Instituts culturels français l’ont ensuite pris sous leurs ailes: je l’ai déjà joué dans dix-sept pays.

En quoi consiste « l’appropriation » d’un pareil texte ?
L.
M. : Je viens du Maroc et d’une culture arabo-musulmane où la condition des femmes est particulière et contestable pour certains. Dans la société nippone telle que la décrit Amélie Nothomb, on retrouve un traitement équivalent de la femme, objet de soumission, contrainte à obéir à des règles de comportements qu’elle ne remet pas en cause et qui peuvent sembler stupéfiantes à nos yeux d’Occidentaux affranchis. Ce glissement d’une culture à l’autre m’a semblé opportun pour ne pas entrer en conflit avec l’une des deux, mais simplement montrer que la femme recevait des traitements similaires au Japon et dans un pays musulman… Le code vestimentaire m’a paru aider à cette démonstration: je commence le spectacle en niqab, et le poursuis en tailleur avec un maquillage blanc traditionnel de l’esthétique japonaise.

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Stupeur et tremblements © Sandra Schmidt

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Stupeur et tremblements © Sandra Schmidt

Le Japon est-il présent dans votre mise en scène ?
L.M. : Ce qui me plaît dans la culture japonaise, c’est un art de vivre, un respect des coutumes ancestrales, très proche de ce que j’ai pu vivre au Maroc ; par exemple le rituel autour de la cérémonie du thé, que pratiquait ma grand-mère marocaine et qui est fondamental au Japon. Je me suis initiée à l’ikebana (la composition florale) qui m’a appris tout un vocabulaire gestuel devenu inhérent à la jeune femme que j’incarne. Ce qui m’attirait dans cette interprétation, c’était de mêler plusieurs identités culturelles en un seul personnage, capable d’en faire revivre plusieurs autres… Mais tout est concentré sur Amélie-san : l’environnement est très minimaliste ; et j’ai toujours essayé de rester dans la suggestion et la subtilité, deux caractéristiques propres à Nothomb.

Comment avez-vous conçu votre adaptation ?
L.M. : Je n’ai pas souhaité faire du roman une oeuvre théâtrale à plusieurs personnages, mais conserver la parole monologuée de l’auteur, qui devient la récitante et prend le public comme confident de son histoire. Toute mon adaptation se résume à une concentration du roman sur le personnage de l’auteur et sur celui de son interlocutrice, mademoiselle Fubuki-San Mori (dont le prénom signifie « tempête de neige »). Le spectacle est conçu comme un écrin ouvert sur deux volets : la femme d’une part, le monde du travail d’autre part. Le personnage en niqab du début échappe à sa condition en lisant Stupeur et Tremblements. Ce qu’on voit sur le plateau, c’est son imagination en action.

Comment le spectacle est-il reçu dans les différents pays dans lesquels vous le jouez ?
L. M. : Il m’a semblé évident que le Japon était le meilleur subterfuge pour évoquer ma propre culture musulmane. Chacune des sociétés peut se reconnaître en l’autre sans se sentir directement critiquée ; c’était le but de cette interaction. Amélie Nothomb a d’ailleurs immédiatement compris mon intention et m’a donné son accord ; elle a vu le spectacle et elle est contente de son cheminement… Stupeur et Tremblements rappelle Les Lettres persanes de Montesquieu dans cette intention de relativiser les principes qui régissent les sociétés occidentales en les confrontant à des regards ou à des contextes étrangers et révélateurs des différences.

 Stupeur et tremblements est présenté au Studio 16 du 17 au 21 février 2015 à 20h, et en supplémentaire le samedi à 16h. Les billets sont en vente en ligne ou au 604-736-2616.

Du grand écran à la scène

ENTREVUE AVEC TOM LIGHTBURN

Tom Lighburn © Vancouver Courier

Les Vancouvérois connaissent Tom Lightburn comme l’un des fondateurs de Festival Cinemas, la chaîne locale récemment acquise par Cineplex. Ce que peu savent cependant, c’est que l’homme d’affaires s’active aussi dans les coulisses des arts de la scène depuis un peu plus de dix ans comme producteur, conseiller et promoteur. Ces jours-ci, il s’associe au Festival PuSh et au Théâtre la Seizième pour présenter Séquence 8 des 7 doigts de la main. … read more

Deux comédiennes, deux générations, deux grands rôles

Dans À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Michel Tremblay, Julie Trépanier incarne Carmen et France Perras, Marie-Lou. À quelques jours de la première, nous avons demandé aux deux comédiennes de nous parler de leur personnage titanesque et de leur carrière.

Trépanier, Julie

Julie Trépanier

Perras, France

France Perras

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