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Offrez du théâtre pour les fêtes

Vous cherchez un cadeau original pour vos proches mais vous hésitez? Trop de choix ou peur de vous tromper et que l’objet finisse par prendre la poussière au grenier… Que diriez-vous alors d’offrir du théâtre ? Un chèque cadeau, un billet ou un souper-théâtre sont peut-être la solution au remue-méninges des fêtes. Voici plein de bonnes raisons de mettre de la culture sous le sapin !

Appelez-nous au 604.736.2616 pour vous procurer un chèque-cadeau ou visitez notre billetterie en ligne pour des billets.

Joyeuses fêtes!

Entrevue avec l’équipe de Straight Jacket Winter en tournée

Esther Duquette & Gilles Poulin-Denis. Photo: Emily Cooper

 

Straight Jacket Winter reprend le chemin des salles cet hiver, direction Montréal, Caraquet et Moncton. À moins d’une semaine de la première représentaton au Théâtre la Licorne (Montréal), nous prenons des nouvelles de l’équipe en pleines répétitions. Esther Duquette, co-auteur, co-metteur en scène et interprète répond à nos questions entre deux séances de travail.

1- Comment l’équipe se prépare-t-elle pour ce retour sur scène, après un an de pause?

Toute l’équipe vient tout juste de se retrouver à Montréal pour remettre le spectacle en état de marche! Nous aurons une semaine de répétitions, puis ce sera l’entrée en salle à la Licorne. Les premiers jours, tout le monde cherche un peu ses repères. Puis rapidement, on réapprend notre texte et on retrouve nos habitudes. La plupart de l’information est emmagasinée quelque part dans nos cerveaux. Il suffit de la retrouver! Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur la distribution originale (Frédéric Lemay et Julie Trépanier), ça accélère vraiment le processus.
Chaque tournée est aussi l’occasion de peaufiner la mise en scène et le texte. Parce que Gilles et moi jouons nos propres rôles et que nos vies continuent d’évoluer, il est important pour nous de réactualiser nos propos. C’est une question d’authenticité et de sincérité. Nous adaptons aussi certains éléments en fonction du public, ça aide à créer une complicité avec lui.

2- C’est la première fois qu’une production de la Seizième sera présentée à Montréal. Qu’est-ce que cela représente?

Montréal est sans doute l’épicentre de la création théâtrale francophone au Canada. C’est là que se crée la majorité des spectacles et le bassin d’artistes de théâtre y est imposant. Jouer à Montréal, c’est l’occasion de faire voir notre travail à nos pairs et d’entrer en dialogue autrement avec eux. Le public montréalais a la réputation d’être exigeant. Il a l’occasion de voir un grand nombre de spectacles chaque saison. Nous sommes un peu nerveux d’aller à sa rencontre, mais nous avons confiance en Straight Jacket Winter. Nous avons eu la chance de jouer le spectacle plus d’une trentaine de fois à travers le pays, et chaque fois, il a su toucher les spectateurs et engager une conversation sur l’isolement et la condition d’expatrié.

3- Les représentations de Straight Jacket Winter à Montréal affichent complet depuis plusieurs semaines, malgré l’ajout de deux supplémentaires. Ça doit vous faire un petit velours?

Oui, c’est sûr que ça nous fait plaisir d’aller jouer dans de belles salles combles! Nos tournées précédentes ont fait parler et le mot semble s’être rendu jusqu’à Montréal. Je pense que les liens que nous tissons avec L’hiver de force de Réjean Ducharme dans le spectacle ont probablement aidé à susciter l’intérêt. Il y a une fascination montréalaise pour cet auteur inclassable, qui nous a quitté il y a peu de temps. Il faut aussi dire que la Licorne (résidence du Théâtre de la Manufacture) est un diffuseur qui jouit d’une formidable réputation. Leurs spectacles sont très courus! Inutile de dire que nous sommes très excités…

4- Vous ferez ensuite un saut à l’autre bout du pays (littéralement), au Nouveau-Brunswick. Comment cette tournée s’est-elle organisée?

Il y a plus de deux ans, nous avons présenté un chantier de Straight Jacket Winter aux Zones théâtrales à Ottawa. Maurice Arsenault, le directeur artistique du Théâtre populaire d’Acadie à Caraquet, était dans la salle. Il a beaucoup aimé le spectacle et a voulu le présenter, bien qu’il n’approuvait pas notre titre anglais (rires)! Marcia Babineau, la directrice artistique de l’Escaouette, à Moncton, s’est ensuite jointe à l’aventure, ce qui nous a permis de construire une jolie tournée dans l’Est du pays. Ces deux théâtres ont la réputation d’offrir un accueil sans pareil aux artistes et on a très hâte d’aller leur rendre visite!

Mot de Philippe Ducros, metteur en scène

Photo: David Ospina

Au fur et à mesure que la Terre tourne, une partie de sa population la devance, traversant frontières, débarquant en un ailleurs précaire qu’elle doit dorénavant appeler chez elle. On en parle beaucoup ces temps-ci. On crée des chartes, on cherche à dévoiler les différences, on scrute avec crainte l’inévitable métamorphose des sociétés d’accueils provoquée par l’arrivée de ces « migrants ». On oublie souvent, ou on préfère ignorer, que ces migrations découlent en grande partie directement des bouleversements que les sociétés occidentales ont provoqués et provoquent encore, aux époques du colonialisme, de la guerre froide, de la guerre contre le terrorisme et de la mondialisation.

Qui sont ces gens qui débarquent chez nous ? Que portent-ils en eux ? À travers Bibish de Kinshasa, nous vous invitons à découvrir ce qu’une d’entre elles transporte au cœur de ses valises. Comme chaque fois, c’est un monde qui s’y trouve, un univers complexe, composé de moments de vie enfouis à l’intérieur de soi.

Aujourd’hui, Bibish, Gisèle et Papy ont quitté leur « scandale minier » de pays, comme le nomme l‘auteure. Ils vivent maintenant ici, au Canada. J’espère que ce spectacle pourra confirmer, en eux autant qu’en nous, leur société d’accueil, le sentiment qu’ils sont ici chez eux et qu’ils font partie de ce « nous ». Je tiens à les remercier de tout cœur de leur confiance et de leur amitié.

Bande annonce – Bibish de Kinshasa

Quoi de mieux pour contrer la grisaille de novembre qu’un voyage en Afrique? C’est ce qu’on vous propose avec Bibish de Kinshasa. Convivial et atypique, le spectacle vous transporte dans les rues ensoleillées de Kinshasa, à la rencontre de ses habitants, de ses traditions et de ses défis.  En contrepoint, le metteur en scène et l’auteure discutent musique, mode, bière et politique, tout en cuisinant un plat à partager.  On vous promet une soirée bruyante, vivante, odorante, à l’image de Kinshasa.

Certains soirs sont presque complets, réservez vite vos places!

Rencontrez Philippe Cyr, Emilie Leclerc et Manon Veldhuis

À une semaine de la première de Unité Modèle, nous avons posé quatre questions à l’équipe de création. Quels défis représente le texte de Guillaume Corbeil ? Comment se sont-ils préparés au projet ? À quel point les thématiques abordées les rejoignent ? Que diraient-ils aux spectateurs encore indécis ? Découvrez trois regards différents, trois approches distinctes, trois métiers de la scène.

1) A quel point les thématiques abordées dans Unité Modèle (gentrification, accès à la propriété, société de consommation, obsession de l’image, manipulation, …) vous rejoignent en tant que citoyens et citadins du XXIème siècle ?

Philippe – Je dirais que comme artiste, on pense souvent qu’on a choisi un métier en dehors du monde. On réalise assez vite que l’on est soumis au même dictat de performance et de réussite avec sûrement les bénéfices matériels en moins. Nous voulons faire de nos existences un tableau Pinterest, mais le laid est inévitable. Pourquoi déployons-nous tant d’efforts pour le camoufler? Être authentique voudrait dire accepter de partager nos moins jolis côtés. Ce texte me fait regarder la ville de façon particulière. Tous ces projets immobiliers, ces magasins de meubles luxueux en enfilade, ces belles et grosses voitures…. La ville semble débordante de richesse. Il y a quelque chose de violent dans cette abondance. Probablement parce qu’elle est capable de nous attirer et de nous donner la nausée en même temps.

Emilie – Toutes ces thématiques me rejoignent, comme pour la plupart des gens qui liront ces mots j’imagine! À moins de vivre dans une cabane au fin fond du bois ou sous une roche, nous sommes tous consommateurs et nous nous faisons tous manipulés (de près et ou loin) par ce qu’on essaie de nous vendre : le rêve, l’image, l’objet, la promesse d’un soi meilleur. Mais nous aussi, nous manipulons notre propre image d’une façon ou d’une autre en choisissant, par exemple, ce que nous portons le matin et en écrivant un post sur Facebook! Comme plusieurs Vancouvérois, on essaie de gentrifier mon quartier dans l’est de la ville, et je rêve d’être propriétaire dans cette ville où il faut être trop riche pour le faire. Donc, toutes ces thématiques me rejoignent et rejoindrons, selon moi, plusieurs de nos spectateurs.

Manon – L’Instagramisation de la vie quotidienne et vouloir/ne pas vouloir être à jour est quelque chose qui peut être exténuant. Mais d’une manière ou d’une autre, j’y participe. Ça m’attire et me donne envie de m’éloigner loin en même temps.

 

2) En tant que metteur en scène, comédienne, conceptrice, quels défis représente le texte de Guillaume Corbeil ? Comment vous êtes-vous préparés à ce projet ?

Philippe – Le défi c’est qu’il y a une quantité impressionnante de ruptures. Le texte utilise de nombreux procédés narratifs et joue avec les codes de la représentation.
Je m’y suis préparé en identifiant les différentes étapes du récit, mais également en préparant le travail de conception pour que chaque élément soit le plus versatile possible.

Emilie – J’ai lu la pièce à quelques reprises pour essayer de mieux comprendre toutes les sous-couches du texte. Je voulais aussi mieux saisir la relation entre les deux représentants et celle entre le public et la performance. Cette pièce, c’est comme un oignon, il y a plusieurs couches et sous-couches. Aussi, je suis devenue plus alerte face à mes propres comportements de consommateurs et à toutes les publicités qui m’entourent quotidiennement.

Manon – Le défi est de réaliser un décor et des costumes qui peuvent refléter un “monde parfait” ainsi que quelque chose d’autre. En créant le décor et des costumes, je me concentre beaucoup sur la sensation que j’ai eu en lisant le script, que je transforme en concept. De là, je commence à confectionner des espaces avec des matériaux qui correspondent à cette sensation initiale.

 

3) Qu’est-ce qui fait d’Unité Modèle est un moment fort de la rentrée culturelle ? Comment convaincreriez-vous un spectateur encore indécis de venir voir le spectacle ?

Philippe – En tant qu’artiste du spectacle je me trouverais bien arrogant de dire qu’Unité Modèle est un moment fort de la rentrée. On va attendre de voir si le monde aime ça…
Aux indécis, il faut venir voir cette performance exigeante. Le texte de Corbeil est un bijou, c’est extrêmement bien construit et il porte un regard très aiguisé sur notre société.

Emilie – La vrai question, c’est pourquoi aller au théâtre plutôt que de rester confortablement chez soi devant Netflix et un bol de popcorn. Pour moi, le théâtre reste un lieu de rencontre et fait vivre au public une expérience unique et immersive. Unité Modèle a besoin du public pour vivre! Cette rencontre entre le public et la performance est vraiment au coeur même de la pièce puisque le quatrième mur s’efface complètement dans certains segments. En plus de divertir et de faire vivre des sensations fortes, la mise en scène de Philippe et les mots de Guillaume ont vraiment le potentiel de faire réfléchir, de questionner et donner la chance au public de vivre quelque chose de différent au théâtre. Alors venez!

Manon – C’est une histoire très intéressante avec plein de niveaux différents et des connexions avec le 21e siècle. C’est surtout intriguant par rapport à ce qu’il se passe à Vancouver (ainsi qu’à Amsterdam), le futur des jeunes et comment cela affecte leur vie quotidienne, leurs choix et leur mentalité.

 

4) Si vous deviez choisir deux mots pour décrire la pièce, ce serait… ?

Philippe – Sucré et collant

Emilie – Rêve et réalité

Manon – Délicieusement passionnant

 

 

7 anecdotes sur Unité Modèle

Unité Modèle est la production locale qui ouvre notre saison 2017/18. Mais saviez-vous qu’il s’agit aussi du dernier volet d’une trilogie écrite par Guillaume Corbeil, d’un duo expérimenté à nouveau réuni sur scène, de l’emploi étonnant du conditionnel présent mais surtout, d’une pièce très drôle ? Voici sept faits divers qui vous feront voir ce spectacle sous un nouvel angle.

1. Le dernier volet d’une trilogie

Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en écriture dramatique en 2011, Guillaume Corbeil est l’auteur d’une trilogie sur l’image dont Unité Modèle est le dernier volet. Il publie en 2012 Nous voir nous (Cinq visages pour Camille Brunelle), récompensée par le Prix Michel Tremblay, le Prix du meilleur texte original de l’Association des critiques de théâtre du Québec (AQCT) et le prix du public au Festival d’écriture dramatique contemporaine Primeurs, à Saarbrücken en Allemagne. Gros succès public et critique, la pièce a offert à Guillaume une belle notoriété et mis en lumière son style d’écriture unique. Suivront Tu iras la chercher en 2014, présentée à Espace Go à Montréal lors du FTA, et Unité Modèle.

Crédit photo : Jeremie Battaglia

2. Un duo expérimenté

La pièce réunit sur scène deux comédiens bien connus du public vancouvérois, Vincent Leblanc-Beaudoin et Emilie Leclerc. Amis sur scène et dans la vie, tous les deux, ensemble, joueront pour la troisième fois dans une production du Théâtre la Seizième. Ils ont remporté un prix Jessie en 2016 pour Mathieu Mathématiques et vous avez pu les voir l’an dernier dans Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay.

3. Un texte qui voyage

Unité Modèle a été créée au Centre du Théâtre d’aujourd’hui, à Montréal, en 2016 dans une mise en scène de Sylvain Bélanger. Le texte a ensuite été adapté au Poche, à Genève en Suisse, par la metteure en scène Manon Krüttli, dans une formule légère, chantée et dansée, les comédiens habillés de costumes loufoques.

Crédit photo : Samue Rubio

4. Une amitié qui se traduit sur le papier

Anita Rochon et Guillaume Corbeil ont étudié ensemble à l’École nationale de théâtre du Canada et sont bons amis. Quoi de plus normal que de lui confier la traduction du texte pour les surtitres en anglais !

5. Une scénographe hollandaise

Manon Veldhuis est une conceptrice spatiale travaillant pour le théâtre, des expositions et du design intérieur. Elle a collaboré sur différents projets avec Toneelgroep Amsterdam (en tant qu’assistante à la scénographie sur des adaptations de Shakespeare et Woody Allen), le Nederlands Dans Theater, le Ministère de la Culture hollandais et la ville d’Amsterdam. Elle a travaillé sur des projets des designers renommés Theun Mosk et Julien Thomas, ce dernier basé à Vancouver. Il s’agit de son premier contrat à Vancouver et on est très heureux de la compter dans l’équipe.

6. Le conditionnel présent

Avez-vous l’habitude d’employer le conditionnel présent dans votre quotidien ? Nous, non. Ce petit air désuet, sa prononciation compliquée, son orthographe alambiquée… le texte en est truffé ! « Vous desserreriez votre cravate », « vous lui enverriez votre plus beau sourire ». Le texte de la pièce est étonnant, dans sa forme. Vous verrez que cela n’entrave en rien la compréhension, que cela sert parfaitement le propos (des suppositions, une vie fantasmée), cela demande seulement un peu de gymnastique aux comédiens !

7. Un mélange de style

La thématique ne le laisse pas présager au premier abord, mais Unité Modèle est une pièce enlevée ! Danse, musique éclectique, rythmes variés, jeu diversifié, on vous promet que vous ne vous ennuierez pas. Vous allez rire, jaune parfois, vous allez passer par une large palette d’émotions, tout en posant un regard neuf sur votre chez-vous en rentrant du théâtre. Unité Modèle version vancouvéroise est une production fantaisiste portée par une équipe qui a pris beaucoup de plaisir à la mettre sur pied, et qui s’est surtout beaucoup amusée !

Crédit photo : Gaetan Nerincx

 

Joignez-vous à nous!

Si vous vous intéressez à la vie théâtrale en Colombie-Britannique et à la langue française,
Si vous êtes engagé(e) dans votre communauté,
Si vous souhaitez vous engager pour un mandat de deux ans,
Si vous voulez participer à l’élargissement des ressources et des actions de l’organisme sur lequel vous siégez,
Si vous possédez des compétences clés en planification financière, en droit, en marketing, en  recherche de financement, en gestion d’organismes artistiques ou en éducation,
Et si votre employeur vous soutient dans votre projet de rejoindre le conseil d’administration d’une association francophone,

Alors rejoignez le conseil d’administration du Théâtre la Seizième !

L’AGA aura lieu le 21 novembre à 19h. Veuillez noter que la langue de communication au sein du conseil d’administration est le français.

Contactez-nous à cette adresse.

     Ce que NOUS pouvons vous apporter      Ce que VOUS pouvez nous apporter
  • Une implication dans la vie théâtrale francophone en C.-B.
  • Une participation active et un mandat au sein de la communauté francophone
  • Une vision sur le rayonnement des arts et de la culture en langue française en C.-B.
  • Votre participation à nos 6-8 rencontres annuelles d’une durée de 3 heures environ
  • Votre présence lors de nos événements
  • Votre contribution financière sous forme d’adhésion annuelle voire de dons mensuels

 

Le saviez-vous ? Automne 2017

Quelques nouveaux projets pour les artistes de la Seizième, à l’heure de la rentrée culturelle.

Abigaëlle et le date coaching est une web série produite par le Fonds TV5 et diffusée en ligne dès le 12 octobre. Elle rassemble de nombreux comédiens ayant travaillé avec nous : Marie-Claire Marcotte, Vincent Leblanc-Beaudoin, Sabrina Auclair, Zak Tardif, Lyne Barnabé et Térèse Champagne. On a hâte de voir ça !
Vincent Leblanc-Beaudoin et Anaïs Pellin ont été récompensés lors de la treizième cérémonie de remise des Prix d’excellence de la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada le 13 septembre dernier. Les bourses qui leur ont été décernées leur permettront de poursuivre un projet de formation (Vincent) et de création (Anaïs).
Itai Erdal, à l’éclairage dans Unité Modèle, présente le spectacle Hyperlink avec sa compagnie Elbow Theatre au Firehall Arts Centre jusqu’au 14 octobre. Le spectacle explore l’état d’humanité sur le web. Plus que quelques soirs pour y aller !
Le concepteur sonore d’Unité Modèle, Malcolm Dow, signait dernièrement l’environnement sonore du spectacle Angels in America, part II au Arts Club Theatre. Le spectacle a été présenté du 7 septembre au 8 octobre 2017 à la salle Stanley.
Plusieurs artistes seront réunis en novembre durant trois semaines pour un stage en formation continue au Banff Centre, organisé avec la complicité de l’ATFC et de l’École nationale de théâtre du Canada. Parmi eux : Anaïs Pellin, Joey Lespérance, Vincent Leblanc-Beaudoin et Emilie Leclerc.
Emilie Leclerc jouera dans The ridiculous darkness, une production du Alley Theatre présentée du 11 au 19 novembre 2017 à l’Annex.

 

Crème-Glacée en vitrine lors des Zones Théâtrales à Ottawa

Du 11 au 17 septembre, une partie de l’équipe du Théâtre la Sizième s’est rendue à Ottawa à l’occasion de la 7ème édition des Zones Théâtrales. La biennale présentait cette année 7 spectacles, 3 œuvres en chantier, 6 lectures inédites et bien d’autres activités à destination des professionnels du théâtre francophone partout à travers le pays.

Produite par le Centre national des Arts, la biennale nous a permis de présenter pour la première fois devant public une lecture de Crème-Glacée,  notre spectacle pour enfants de la saison, écrit par Marie-Hélène Larose-Truchon et mis en scène par Marie Farsi. La vitrine, mise en voix par les comédiennes Emilie Leclerc, Sabrina Auclair et Sonia Gareau-Brennan, a été offerte à tous le mardi 12 septembre à 14h30 à la Cour des Arts. La salle, d’une capacité de plus de cent personnes, était pleine.

Marie Farsi a expliqué sa démarche et sa vision de ce texte atypique, détaillé les premiers éléments de décors et dévoilé les traits de la marionnette, élément central de la pièce. C’était une belle occasion de découvrir un processus créatif et pour Marie de tester ses futures recettes. Les retours ont été très positifs et ont donné beaucoup d’énergie à l’équipe qui entrera en création au mois de mars. Une représentation grand public de Crème-Glacée aura lieu le 7 avril prochain au Studio 16 et le spectacle sera en tournée dans les écoles élémentaires de Colombie-Britannique et d’Alberta du 3 avril au 8 juin 2018.

En savoir plus sur le spectacle Crème-Glacée

De nouvelles têtes dans l’équipe !

Nous avons récemment accueilli deux nouvelles recrues à la Seizième. Gaëlle de Ruyter est notre nouvelle directrice administrative, elle veillera sur nos finances, nous aidera à décrocher les subventions nécessaires au fonctionnement du Théâtre et prendra soin de nos généreux donateurs. Cécile Duperron elle, est Responsable des communications. Elle gèrera l’image de la compagnie et sera votre interlocutrice privilégiée sur les réseaux sociaux.

Faites connaissance avec elles à travers la série de questions très culturelles que nous leur avons posé, en attendant de les rencontrer cet automne au Studio 16.

Quelle pièce de théâtre vous a récemment marquées ?

Gaëlle : J’ai eu deux coups de cœur, très récemment, suite à ma participation aux Zones Théâtrales à Ottawa. D’abord M.I.L.F, pour son ton âpre mais juste, sa poésie sous-jacente et sa modernité. Ensuite Ma Irma, pour la fragilité de son personnage principal, un être atypique qui cherche à se connecter avec les autres et à raconter son histoire à tout prix.

Cécile : Il y en a deux. L’une par sa forme exceptionnelle : 2666, mise en scène par le Français Julien Gosselin. Il s’agit d’une pièce de douze heures, et donc d’une expérience très particulière. La deuxième, c’est le NoShow du collectif Nous sommes ici qui dresse dans une forme originale et interactive sensibilise le public aux réalités de la création théâtrale contemporaine.

On vous demande de choisir, là tout de suite, un seul livre dans votre bibliothèque, lequel est-ce ?

Gaëlle : Je serais incapable de choisir, si je ne pouvais les emmener tous, je n’en prendrais aucun ! J’emmènerais simplement un carnet rempli de pages blanches et j’y raconterais mes aventures ou la fiction que je m’invente au quotidien.

Cécile : La Maison aux esprits, d’Isabel Allende. Un roman dans la veine du réalisme magique, l’histoire de plusieurs générations de femmes d’une même famille avec pour toile de fond l’Histoire du Chili au XXème siècle.

Musées, galeries, êtes-vous plutôt Monet ou Picasso ?

Gaëlle : Aucun des deux. J’aime Kandinsky et Miró car je suis sensible à l’art abstrait.

Cécile : Ni l’un ni l’autre. Plutôt René Magritte et le surréalisme.

Le film que vous préférez ?

Gaëlle : Mr Nobody, du réalisateur belge trop méconnu, Jaco Van Dormael. J’adore aussi tous les films de Christopher Nolan, particulièrement Memento, Le Prestige et Inception. Et puis un film japonais, Le tombeau des lucioles d’Isao Takahata, qui m’a bouleversée.

Cécile : Il y en a tant. Mon top 3 : Parle avec elle, de Pedro Almodovar ; Laurence Anyways de Xavier Dolan ; La Vie d’Adèle de Abdellatif Kechiche.

Addiction aux séries télévisées ? Avouez-nous tout…

Gaëlle : Oui, réelle addiction, et depuis bien avant que les séries télés ne deviennent cools ! J’ai d’ailleurs rédigé mon mémoire de fin d’études sur l’intertextualité dans les séries télévisées ! Dans les classiques j’ai adoré Oz, The Wire, The West Wing ou Six Feet Under (attention, âmes sensibles s’abstenir !) Récemment j’ai eu un coup de cœur pour Stranger Things, et j’aimerais trouver du temps pour découvrir Westworld !

Cécile : Je ne regarde pas tant de séries télévisées mais je deviens vite accro lorsque j’en commence une. Ma dernière découverte, The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate), dévorée en 4 jours. Je la recommande !

Quel est cet album qui pourrait tourner en boucle dans votre voiture ?

Gaëlle : Performance and cocktails de Stereophonics. Il s’agit de mon groupe préféré depuis l’adolescence. En musique comme en amour, je suis plutôt du genre fidèle :p

Cécile : Un album de Benjamin Biolay (France) ou d’Émile Proulx-Cloutier (Québec). Des auteurs compositeurs inspirés et des chansons porteuses de sens.

Votre dernier voyage « découverte culturelle » et la destination de vos rêves pour les prochaines vacances (c’est la rentrée, il faut rêver) ?

Gaëlle : J’ai passé une semaine à Hawaii il y a trois ans, j’y ai découvert la culture des îles du Pacifique à laquelle je n’avais jamais eu la chance d’être exposée auparavant. Ça m’a donné l’envie d’en apprendre davantage, et je ne serai pas contre d’y refaire un voyage!

Cécile : J’ai vécu neuf mois dans le Nord du Pérou il y a quelques années. Ce fut le plus beau voyage en immersion de ma vie. Prendre le temps de rencontrer les gens, intégrer les idiomes locaux à mon vocabulaire, m’habituer aux sons et aux saveurs, c’était humainement très enrichissant. Une future destination ? L’Islande, Cuba hors des circuits touristiques, un long voyage en Amérique du Sud, et puis plus tard l’Asie du Sud-Est !

Avez-vous un talent artistique plus ou moins caché ?

Gaëlle : Je ne sais pas si on peut parler de talent mais il est vrai que je suis créative et que j’aime fabriquer ou inventer des choses. J’ai joué du piano pendant longtemps et j’aimerais reprendre des cours. J’écris aussi beaucoup. Et il y a quelques temps je me suis découvert une passion pour la création de bijoux en résine !

Cécile : Pas le moindre, ou alors il est vraiment très, très caché… Je chante faux, je n’ai pas vraiment le sens du rythme, je ne sais pas quoi faire avec un pinceau dans la main ! J’aurais aimé, pourtant. Peut-être un jour des cours de poteries, ça semble relaxant !

Quel est votre coup de cœur de la saison 2017/18 du Théâtre la Seizième ?

Gaëlle : Quel dilemme de devoir choisir ! J’ai hâte de découvrir nos productions Unité Modèle, pour son écriture si particulière entre rêve et réalité et Crème-Glacée, pour son univers acidulé. Mais j’attends aussi Des Arbres car je suis sensible au thème qui y est traité. Bref, je n’ai qu’un conseil : abonnez-vous !

Cécile : Si je ne devais en choisir qu’un, ce serait Des Arbres. Est-ce responsable de faire des enfants en 2017 ? Voilà un questionnement essentiel pour ma génération et une préoccupation que je partage. Le spectacle m’aidera peut-être à trouver des réponses !