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Aurevoir cher public!

Chers spectateurs, artistes, membres, partenaires, donateurs, collaborateurs,
chers amoureux du théâtre, chers amis,

Photo : Emily Cooper

Après 17 ans avec cette belle compagnie, j’ai un peu de difficulté à trouver les mots pour vous dire au revoir. Il faut dire que depuis 17 ans, j’emprunte les mots des autres pour m’exprimer; ceux de nos auteurs qui écrivent avec éloquence et passion et qui nous encouragent à voir le monde autour de nous sous un autre angle; ceux de nos artistes, qui par leur engagement et leur envie de nous faire réfléchir et de nous émouvoir me donnent  la capacité de vous transmettre ma joie, ma frustration,  ma confusion et mes aspirations; ceux de nos spectateurs qui partagent avec moi soir après soir leurs émotions, leurs réflexions, leurs satisfactions (et, oui, parfois leurs insatisfactions) et ceux du personnel de bureau qui ont, depuis mes débuts, pris mes idées les plus folles et les ont transformées en brochure, en communiqué, en infolettre (et j’en passe) pour que notre communauté comprenne que chaque spectacle était choisi pour elle.  Je vous prie donc de m’excuser si je ne suis pas aussi éloquent que ceux qui m’entourent depuis 17 ans.

Premièrement, je vais répondre à la question que plusieurs m’ont posée : pourquoi est-ce que je quitte?  Après 17 ans, j’ai réalisé que ma passion pour le travail n’était plus ce qu’elle était il y a quelques années. Je sentais qu’elle était descendue de 100% à 95%.  Pour moi, c’est inacceptable. La Seizième est à un tournant important de son histoire.  Elle a plein d’occasions excitantes devant elle et a besoin d’une direction artistique et générale qui est prête à s’engager complètement dans son avenir. Après beaucoup de réflexion et de discussion avec ma famille, j’ai réalisé que je n’étais pas la bonne personne pour amener la compagnie au prochain niveau.  Au cours des dernières années, le personnel de la Seizième et le conseil d’administration ont stabilisé les assises de la compagnie et créée un climat où une transition en douceur pouvait se faire.  Je pouvais passer le flambeau tout en sachant que ma décision ne fragiliserait pas la compagnie, mais, plutôt, la rendrait plus forte.

En repensant à mon mandat de direction artistique, je me trouve à réfléchir beaucoup à ce que je voulais accomplir en prenant ce poste : faire un théâtre de qualité qui pousse les artistes et le public à réfléchir, offrir des occasions de dépassement que seule la Seizième pouvait proposer et créer un lieu où l’on pouvait se rassembler et vivre des moments exceptionnels.  J’ai voulu diriger cette compagnie avec beaucoup d’humanisme, de sensibilité et être à l’écoute de tous (malheureusement, je réalise que ça n’a pas toujours été le cas et j’en suis désolé).   C’est avec ces objectifs en tête que j’ai tenté de faire chaque choix durant ma direction.  La direction artistique et générale de la Seizième est un cadeau incroyable que vous m’avez offert il y a 15 ans et je serai toujours reconnaissant à ceux et celles qui m’ont permis d’assumer ce poste de rêve.  J’espère que j’ai accompli ce que vous souhaitiez que je réalise. … read more

Revues 2015

En ce début d’année 2016, les médias jettent un regard vers l’arrière, et il semble que nous soyons dans leur rétroviseur!

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Julie Trépanier et Joey Lespérance dans À toi, pour toujours, ta Marie-Lou

Dans le Georgia Straight, notre récolte exceptionnelle de prix Jessie Richardson (six pour À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Michel Tremblay et trois pour Selfie de Christine Quintana) figure parmi les dix moments culturels les plus marquants de 2015, aux côtés de l’élection des Libéraux et du dévoilement des plans du nouveau lieu de la Vancouver Art Gallery.
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Julie Trépanier et Cory Haas dans Deux ans de votre vie

Notre production de Deux ans de votre vie de Rébecca Déraspe s’est taillé une place dans le palmarès de la critique Jo Ledingham. À lire dans le Vancouver Courrier!
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Du théâtre en cadeau

Les fêtes sont synonymes de tourtière, de sapin, de champagne et de casse-têtes. Casse-tête, parce qu’inévitablement, on se questionne à savoir quoi acheter à notre oncle préféré, la professeure attentionnée de notre fils ou notre voisine serviable. Et bien, casse-tête résolu. Voici cinq excellentes raisons d’offrir du théâtre à vos proches cette saison.

Appelez-nous au 604.736.2616 pour vous procurer un chèque-cadeau ou visitez notre billetterie en ligne pour des billets.

Joyeuses fêtes!

Le saviez-vous? – Printemps 2015

Quelques nouveaux projets qui animent les artistes de la Seizième, à découvrir sous le soleil.

Vincent Leblanc-Beaudoin

Vincent Leblanc-Beaudoin

Déambulatoire conçu pour un spectateur à la fois, The Stranger est l’occasion de voir le comédien Vincent Leblanc Beaudoin (Selfie) à l’œuvre dans un contexte inédit. DLT Teatro présentera cette création signée Daniele Bartolini dans le cadre du Festival rEvolver du 26 au 31 mai prochain.
Value-of-things

Jacques Poulin-Denis et James Gnam dans The Value of Things

Du 17 au 20 juin, l’auteur et comédien Gilles Poulin-Denis (Statu Quo, Des fraises en janvier) sera au Scotiabank Dance Centre dans The Value of Things. Voté « Meilleur spectacle de danse » en 2014 par le Voir Montréal, ce spectacle sur l’argent et le bonheur de la compagnie montréalaise Grand Poney est présenté à Vancouver par plastic orchid factory.
Haas, Cory

Cory Haas

Cory Haas (Statu Quo), sera sur scène les 23 et 24 mai prochain dans Balls, un spectacle sur le risque qu’il coproduit avec sa compagnie Stages Theatre and Co, en collaboration avec la compagnie Deux par quatre, dans le cadre du Festival rEvolver. Il enfilera ensuite les costumes de Richard Hanney dans The 39 Steps, un spectacle de Peninsula Productions.
Tagged

Tagged de Dave Deveau

La plume de l’auteur Dave Deveau (Extra-Céleste), continue de voyager à travers le Canada. Après une tournée de plusieurs semaines de Celestial Being (version anglaise d’Extra-Céleste) en Ontario, son spectacle pour adolescents Tagged reprend la route cet été avec Green Thumb Theatre.

 

Le saviez-vous? – Hiver 2015

Voici quelques projets inspirants de nos artistes pour entamer 2015 en beauté. Bonnes sorties culturelles!

Kayak au Firehall © Chena San Marti­n

Vous avez jusqu’au 17 janvier pour attraper Kayak au Firehall Centre! La metteure en scène Rachel Peake (Le portrait Gooble, Selfie, Théâtre la Seizième) signe la mise en scène de cette pièce drôle, personnelle et mordante sur la crise environnementale.
the-list

The list

Sylvie Drapeau vous avait fait vibrer dans La liste en 2012? C’est maintenant au tour de la comédienne France Perras (Porc-épic, À toi, pour toujours ta Marie-Lou, Théâtre la Seizième) de porter ce texte primé dans sa traduction anglaise. Une production de Rubby Slippers Theatre et BoucheWHACKED! Theatre Collective, à voir au Studio 16 du 27 janvier au 1er février prochain.
Sonic-Elder

Sonic Elder

Anita Rochon (Extra-Céleste, Théâtre la Seizième) et sa compagnie The Chop Theatre, présentent Sonic Elder au Club PuSh le 29 janvier prochain. À mi-chemin entre théâtre, témoignage et musique, le spectacle réunit sur scène six légendes de la musique qui partageront avec vous leurs plus grands succès, leur souvenirs et leurs écueils.
Haas, Cory

Cory Haas

Après À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, Cory Haas reprend du service comme assistant au metteur en scène. Il œuvre cette fois dans les coulisses de One Man, Two Guvnors au Arts Club. La comédie musicale aux accents British est présentée du 22 janvier au 22 février 2015 sur la scène du Stanley Theatre.
ishow

Le iShow

En mars, les comédiens Emilie Leclerc et Gilles Poulin-Denis parcourront la France avec le iShow. Créé par un regroupement de jeunes artistes canadiens, dont Emilie et Gilles, le spectacle explore les relations humaines à travers les médias sociaux. La tournée comprend des arrêts dans 11 villes de l’Hexagone.

 

Wow, this is serious theatre… Une critique de Dave Olsen

I just saw my first Michel Tremblay: À toi, pour toujours, ta Marie Lou.  Now I know why his work is so highly regarded.

Actually, I’m almost shocked.  Writing about the working class has never been a way to attain fame and fortune, but surprisingly he has received overwhelming critical acclaim for doing just that, and with a clear bias toward women.  Hmm, openly homosexual in the 60s, writing in Joual (dialect of French in Quebec), strong women, working class politics, and condemning of the Church.  How did he even survive?!

Take a trip to Theatre Seizieme and find out first hand.  Written in 1970, À toi, pour toujours, ta Marie Lou is not only rare for its time, it’s radical for any time.  Orchestral in its flow, full of swearing, and unremittingly harsh in its portrayal of the reality of this family, it’s both timeless and perfect for Quebec in 1970, all at once.

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Siona Gareau-Brennan, Julie Trépanier et Joey Lespérance dans À toi, pour toujours, ta Marie-Lou. Photo by Emily Cooper.

When you see this (there’s English surtitles on Tuesdays, Thursdays, and Saturdays as well as meet the artists on Fridays), give yourself time to absorb the set…it not only sets the stage, it’s an award winner guaranteed.  Outrageously stunning.

But the players make this script come alive.  Joey Lesperance plays Leopold, the abusive husband and father and wow, does he ever.  But before you let yourself ease into the simplicity of writing Leopold off, Tremblay subtlety lets the 3 other actors, all women, expose themselves in a way that will make you wonder.

Foremost for me was the character of Manon ( Siona Gareau Brennan).  She hates her father but was given the gift of his physical genes and worse, learned his behaviour unwittingly.  I’m not sure I’ve seen this portrayed before and it reflects the reality of the dysfunction that engulfs us all.

Marie Lou ( France Perras) shines as the mother, ceaselessly knitting and spewing her own brand of abuse.  Just as I did, Manon idolizes her mother as the martyr that saves her, but the reality is far different.  Her sister, Carmen ( Julie Trépanier), tries to help her see through this fog throughout, but has taken a path so radically different than the acceptable religious one, she is rebuffed at every opportunity.

I hope Theatre Seizieme follows up with Sainte Carmen de la Main, which follows Carmen later in life and poses a very different question.

In the meantime, there are only 20-30 tickets left in the entire run of À toi, pour toujours, ta Marie Lou, which ends next Saturday, October 25th.  I understand another show may be added, so stay tuned to their website to get in on that action.  You may see your family on the stage, but you won’t be disappointed!

And if you still haven’t had enough film, the Amnesty International Film Festival starts tonight (Friday) and runs all day Saturday in the Alice MacKay Room, in the lower level of the Central Library in Downtown Vancouver.  And it costs the same as everything did before civilization overran the planet: absolutely nothing.  Enjoy!

Dave Olsen, Reellife

Vin & Théâtre : Après moi

six-hatsPour accompagner la pièce Après moi de Christian Bégin, Michael Gauthier, auteur, grand amateur de vin et restaurateur, propose le cabernet Sauvignon Six Hats en provenance d’Afrique du Sud – 13,99 $.

Pourquoi? 

1) Un chapeau pour chaque version du récit;

2) Étant un vignoble équitable, il représente l’avenir de l’industrie viticole;

3) Attention – l’attaque est formidable mais la finale peut prendre à la gorge!;

4) Ce vin est un produit unique provenant d’une terre lointaine.

Il ne reste que 200 bouteilles dans la région de Vancouver. Il faut donc faire vite pour profiter de ce vin extraordinaire hors du commun.  Bonne dégustation et bon spectacle!

Les choix de Craig et Esther – Janvier 2014

Nous vous revenons cette année encore avec nos recommandations de sorties culturelles. Pour se tenir à l’affût de ce qui se fait en arts de la scène ici et ailleurs, on lit toutes sortes de textes, on épluche les festivals et, surtout, on voit beaucoup, beaucoup de spectacles. Nous partageons, dans cette chronique mensuelle, nos coups de cœur avec vous.

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Usually Beauty Fails at the PuSh Festival

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Usually Beauty Fails at the PuSh Festival

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Mani Soleymanlou dans Un

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Mani Soleymanlou dans Un

Janvier sonne le retour du Festival PuSh et de ses spectacles de calibre international. Outre The Dragonfly of Chicoutimi, époustouflante production que nous coprésentons avec SFU Woodward’s, deux spectacles venus du Québec sont à surveiller dans la programmation.

USUALLY BEAUTY FAILS
Déjantées, colorée et irrévérencieuses, les créations de Frédérick Gravel sont à son image : tout sauf ennuyantes. La rock star de la danse montréalaise vous convie avec Usually Beauty Fails à un enchainement de pièces chorégraphiques sur le thème de la beauté. Tantôt intimistes, tantôt exhibitionnistes, sur fond de musique classique ou électro-pop, les numéros s’enchainent, mais ne se ressemblent pas. Sur scène, trois musiciens mélangent joyeusement les genres tandis que huit interprètes (on a un faible pour l’athlétique Brianna Lombardo) s’exposent et explosent. Le chorégraphe mène le bal, pimentant la soirée de ses confidences et de son ironie attachante. Joignez-vous à la fête du 28 au 31 janvier, au Goldcorp Centre for the Arts.

ONE
Présentée du 29 janvier au 4 février au Cultch, One, version anglaise de Un, est une invitation au voyage. Seul sur scène au milieu de quarante chaises, l’auteur et interprète Mani Soleymanlou – qu’on peut aussi voir dans The Dragonfly of Chicoutimi – retrace pour nous son fabuleux parcours autour du globe. Nourrisson à Téhéran, enfant à Paris, adolescent à Toronto et, enfin, adulte à Montréal, cet attachant personnage interroge, à chaque arrêt de sa trajectoire atypique, son identité et ses racines, ce qu’il assimile et ce qu’il laisse derrière. Debout devant nous aujourd’hui, il se demande : qui suis-je? Un Iranien, un Français, un Canadien, un Québécois? Voyage donc, au cœur d’une vie, mais aussi d’une mosaïque de cultures, de langues et de saveurs.

Vin & Théâtre : The Dragonfly of Chicoutimi

Pour accompagner la pièce The Dragonfly of Chicoutimi de Larry Tremblay, Michael Gauthier, auteur, grand amateur de vin et restaurateur, propose le cidre de glace du Domaine Pinnacle (29,99$), un cru québécois couronné d’innombrables médailles d’or.

cidre_de_glace1Pourquoi?

1) C’est un produit phare du Québec;
2) Il est opulent, intense et d’une grande complexité;
3) Il possède un équilibre exquis;
4) Il est le fruit d’un assemblage de produits de base de qualité;
5) On le déguste lors d’occasions spéciales.

Ce cidre de glace a un rapport qualité/prix extraordinaire et est disponible partout dans la région de Vancouver.  Bonne dégustation et bon spectacle!

Mike Gauthier

Les choix de Craig et Esther – Novembre 2013

Comme nous avons été pas mal occupés ces derniers jours avec Moi, dans les ruines rouges du siècle – un beau moment de théâtre – nous vous offrons, exceptionnellement, nos recommandations de novembre en un seul et même billet. Bonnes sorties culturelles!

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Cool Beans de Solo Collective

COOL BEANS

Trois de nos artistes chouchous – la metteure en scène Rachel Peake (le Portrait Gooble), la compositrice et directrice musicale Mishelle Cuttler (Statu Quo) et le concepteur Drew Facey (Porc-épic) – sont réunis autour de Cool Beans, un musical énergisant signé Anton Lipovetsky. Ces quelques noms sont à eux seuls une raison suffisante de nous procurer des billets. Ajoutez à cela une intrigue située dans un café indie, un triangle amoureux tout sauf classique, une bonne dose de caféine et des billets à tout petit prix (15-25$) et nous sommes conquis. Cool Beans de Solo Collective, prend l’affiche à Performance Works ce jeudi 21 novembre, et ce, jusqu’au 1er décembre 2013.

Jacques&James

Jacques Poulin-Denis et James Gnam. Photo : Dominique Skoltz

JACQUES & JAMES

James Gnam (Plastic Orchid Factory, Vancouver) et Jacques Poulin-Denis (Grand Poney, Montréal), tous deux danseurs et chorégraphes,  se sont rencontrés pour la première fois en 2011 dans le cadre d’une résidence. Ce fut un véritable coup de foudre artistique. Deux ans, quelques voyages à travers le monde et trois collaborations plus tard, ils se retrouvent à Vancouver pour présenter en tandem deux magnifiques solos à saveur autobiographique. Préparez-vous à rire et à pleurer des déboires d’un antihéros sur qui le sort s’acharne dans Cible de Dieu. Apprêtez-vous à voir trois décennies d’une vie marquée par Casse-Noisette défiler devant vous dans James. Attendez-vous, surtout, à voir deux artistes au sommet de leur art user de leur plus belle alchimie pour raconter une histoire, leurs histoires. Jacques & James est présenté au Firehall Arts Centre du 4 au 7 décembre 2013.

PSST! Vous bénéficiez d’un rabais sur le prix des billets réguliers jusqu’au 27 novembre en utilisant le code promotionnel SEIZIEME en ligne, au téléphone ou à la billetterie.