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Rencontrez Philippe Cyr, Emilie Leclerc et Manon Veldhuis

À une semaine de la première de Unité Modèle, nous avons posé quatre questions à l’équipe de création. Quels défis représente le texte de Guillaume Corbeil ? Comment se sont-ils préparés au projet ? À quel point les thématiques abordées les rejoignent ? Que diraient-ils aux spectateurs encore indécis ? Découvrez trois regards différents, trois approches distinctes, trois métiers de la scène.

1) A quel point les thématiques abordées dans Unité Modèle (gentrification, accès à la propriété, société de consommation, obsession de l’image, manipulation, …) vous rejoignent en tant que citoyens et citadins du XXIème siècle ?

Philippe – Je dirais que comme artiste, on pense souvent qu’on a choisi un métier en dehors du monde. On réalise assez vite que l’on est soumis au même dictat de performance et de réussite avec sûrement les bénéfices matériels en moins. Nous voulons faire de nos existences un tableau Pinterest, mais le laid est inévitable. Pourquoi déployons-nous tant d’efforts pour le camoufler? Être authentique voudrait dire accepter de partager nos moins jolis côtés. Ce texte me fait regarder la ville de façon particulière. Tous ces projets immobiliers, ces magasins de meubles luxueux en enfilade, ces belles et grosses voitures…. La ville semble débordante de richesse. Il y a quelque chose de violent dans cette abondance. Probablement parce qu’elle est capable de nous attirer et de nous donner la nausée en même temps.

Emilie – Toutes ces thématiques me rejoignent, comme pour la plupart des gens qui liront ces mots j’imagine! À moins de vivre dans une cabane au fin fond du bois ou sous une roche, nous sommes tous consommateurs et nous nous faisons tous manipulés (de près et ou loin) par ce qu’on essaie de nous vendre : le rêve, l’image, l’objet, la promesse d’un soi meilleur. Mais nous aussi, nous manipulons notre propre image d’une façon ou d’une autre en choisissant, par exemple, ce que nous portons le matin et en écrivant un post sur Facebook! Comme plusieurs Vancouvérois, on essaie de gentrifier mon quartier dans l’est de la ville, et je rêve d’être propriétaire dans cette ville où il faut être trop riche pour le faire. Donc, toutes ces thématiques me rejoignent et rejoindrons, selon moi, plusieurs de nos spectateurs.

Manon – L’Instagramisation de la vie quotidienne et vouloir/ne pas vouloir être à jour est quelque chose qui peut être exténuant. Mais d’une manière ou d’une autre, j’y participe. Ça m’attire et me donne envie de m’éloigner loin en même temps.

 

2) En tant que metteur en scène, comédienne, conceptrice, quels défis représente le texte de Guillaume Corbeil ? Comment vous êtes-vous préparés à ce projet ?

Philippe – Le défi c’est qu’il y a une quantité impressionnante de ruptures. Le texte utilise de nombreux procédés narratifs et joue avec les codes de la représentation.
Je m’y suis préparé en identifiant les différentes étapes du récit, mais également en préparant le travail de conception pour que chaque élément soit le plus versatile possible.

Emilie – J’ai lu la pièce à quelques reprises pour essayer de mieux comprendre toutes les sous-couches du texte. Je voulais aussi mieux saisir la relation entre les deux représentants et celle entre le public et la performance. Cette pièce, c’est comme un oignon, il y a plusieurs couches et sous-couches. Aussi, je suis devenue plus alerte face à mes propres comportements de consommateurs et à toutes les publicités qui m’entourent quotidiennement.

Manon – Le défi est de réaliser un décor et des costumes qui peuvent refléter un “monde parfait” ainsi que quelque chose d’autre. En créant le décor et des costumes, je me concentre beaucoup sur la sensation que j’ai eu en lisant le script, que je transforme en concept. De là, je commence à confectionner des espaces avec des matériaux qui correspondent à cette sensation initiale.

 

3) Qu’est-ce qui fait d’Unité Modèle est un moment fort de la rentrée culturelle ? Comment convaincreriez-vous un spectateur encore indécis de venir voir le spectacle ?

Philippe – En tant qu’artiste du spectacle je me trouverais bien arrogant de dire qu’Unité Modèle est un moment fort de la rentrée. On va attendre de voir si le monde aime ça…
Aux indécis, il faut venir voir cette performance exigeante. Le texte de Corbeil est un bijou, c’est extrêmement bien construit et il porte un regard très aiguisé sur notre société.

Emilie – La vrai question, c’est pourquoi aller au théâtre plutôt que de rester confortablement chez soi devant Netflix et un bol de popcorn. Pour moi, le théâtre reste un lieu de rencontre et fait vivre au public une expérience unique et immersive. Unité Modèle a besoin du public pour vivre! Cette rencontre entre le public et la performance est vraiment au coeur même de la pièce puisque le quatrième mur s’efface complètement dans certains segments. En plus de divertir et de faire vivre des sensations fortes, la mise en scène de Philippe et les mots de Guillaume ont vraiment le potentiel de faire réfléchir, de questionner et donner la chance au public de vivre quelque chose de différent au théâtre. Alors venez!

Manon – C’est une histoire très intéressante avec plein de niveaux différents et des connexions avec le 21e siècle. C’est surtout intriguant par rapport à ce qu’il se passe à Vancouver (ainsi qu’à Amsterdam), le futur des jeunes et comment cela affecte leur vie quotidienne, leurs choix et leur mentalité.

 

4) Si vous deviez choisir deux mots pour décrire la pièce, ce serait… ?

Philippe – Sucré et collant

Emilie – Rêve et réalité

Manon – Délicieusement passionnant

 

 

7 anecdotes sur Unité Modèle

Unité Modèle est la production locale qui ouvre notre saison 2017/18. Mais saviez-vous qu’il s’agit aussi du dernier volet d’une trilogie écrite par Guillaume Corbeil, d’un duo expérimenté à nouveau réuni sur scène, de l’emploi étonnant du conditionnel présent mais surtout, d’une pièce très drôle ? Voici sept faits divers qui vous feront voir ce spectacle sous un nouvel angle.

1. Le dernier volet d’une trilogie

Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en écriture dramatique en 2011, Guillaume Corbeil est l’auteur d’une trilogie sur l’image dont Unité Modèle est le dernier volet. Il publie en 2012 Nous voir nous (Cinq visages pour Camille Brunelle), récompensée par le Prix Michel Tremblay, le Prix du meilleur texte original de l’Association des critiques de théâtre du Québec (AQCT) et le prix du public au Festival d’écriture dramatique contemporaine Primeurs, à Saarbrücken en Allemagne. Gros succès public et critique, la pièce a offert à Guillaume une belle notoriété et mis en lumière son style d’écriture unique. Suivront Tu iras la chercher en 2014, présentée à Espace Go à Montréal lors du FTA, et Unité Modèle.

Crédit photo : Jeremie Battaglia

2. Un duo expérimenté

La pièce réunit sur scène deux comédiens bien connus du public vancouvérois, Vincent Leblanc-Beaudoin et Emilie Leclerc. Amis sur scène et dans la vie, tous les deux, ensemble, joueront pour la troisième fois dans une production du Théâtre la Seizième. Ils ont remporté un prix Jessie en 2016 pour Mathieu Mathématiques et vous avez pu les voir l’an dernier dans Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay.

3. Un texte qui voyage

Unité Modèle a été créée au Centre du Théâtre d’aujourd’hui, à Montréal, en 2016 dans une mise en scène de Sylvain Bélanger. Le texte a ensuite été adapté au Poche, à Genève en Suisse, par la metteure en scène Manon Krüttli, dans une formule légère, chantée et dansée, les comédiens habillés de costumes loufoques.

Crédit photo : Samue Rubio

4. Une amitié qui se traduit sur le papier

Anita Rochon et Guillaume Corbeil ont étudié ensemble à l’École nationale de théâtre du Canada et sont bons amis. Quoi de plus normal que de lui confier la traduction du texte pour les surtitres en anglais !

5. Une scénographe hollandaise

Manon Veldhuis est une conceptrice spatiale travaillant pour le théâtre, des expositions et du design intérieur. Elle a collaboré sur différents projets avec Toneelgroep Amsterdam (en tant qu’assistante à la scénographie sur des adaptations de Shakespeare et Woody Allen), le Nederlands Dans Theater, le Ministère de la Culture hollandais et la ville d’Amsterdam. Elle a travaillé sur des projets des designers renommés Theun Mosk et Julien Thomas, ce dernier basé à Vancouver. Il s’agit de son premier contrat à Vancouver et on est très heureux de la compter dans l’équipe.

6. Le conditionnel présent

Avez-vous l’habitude d’employer le conditionnel présent dans votre quotidien ? Nous, non. Ce petit air désuet, sa prononciation compliquée, son orthographe alambiquée… le texte en est truffé ! « Vous desserreriez votre cravate », « vous lui enverriez votre plus beau sourire ». Le texte de la pièce est étonnant, dans sa forme. Vous verrez que cela n’entrave en rien la compréhension, que cela sert parfaitement le propos (des suppositions, une vie fantasmée), cela demande seulement un peu de gymnastique aux comédiens !

7. Un mélange de style

La thématique ne le laisse pas présager au premier abord, mais Unité Modèle est une pièce enlevée ! Danse, musique éclectique, rythmes variés, jeu diversifié, on vous promet que vous ne vous ennuierez pas. Vous allez rire, jaune parfois, vous allez passer par une large palette d’émotions, tout en posant un regard neuf sur votre chez-vous en rentrant du théâtre. Unité Modèle version vancouvéroise est une production fantaisiste portée par une équipe qui a pris beaucoup de plaisir à la mettre sur pied, et qui s’est surtout beaucoup amusée !

Crédit photo : Gaetan Nerincx

 

Joignez-vous à nous!

Si vous vous intéressez à la vie théâtrale en Colombie-Britannique et à la langue française,
Si vous êtes engagé(e) dans votre communauté,
Si vous souhaitez vous engager pour un mandat de deux ans,
Si vous voulez participer à l’élargissement des ressources et des actions de l’organisme sur lequel vous siégez,
Si vous possédez des compétences clés en planification financière, en droit, en marketing, en  recherche de financement, en gestion d’organismes artistiques ou en éducation,
Et si votre employeur vous soutient dans votre projet de rejoindre le conseil d’administration d’une association francophone,

Alors rejoignez le conseil d’administration du Théâtre la Seizième !

L’AGA aura lieu le 21 novembre à 19h. Veuillez noter que la langue de communication au sein du conseil d’administration est le français.

Contactez-nous à cette adresse.

     Ce que NOUS pouvons vous apporter      Ce que VOUS pouvez nous apporter
  • Une implication dans la vie théâtrale francophone en C.-B.
  • Une participation active et un mandat au sein de la communauté francophone
  • Une vision sur le rayonnement des arts et de la culture en langue française en C.-B.
  • Votre participation à nos 6-8 rencontres annuelles d’une durée de 3 heures environ
  • Votre présence lors de nos événements
  • Votre contribution financière sous forme d’adhésion annuelle voire de dons mensuels

 

Le saviez-vous ? Automne 2017

Quelques nouveaux projets pour les artistes de la Seizième, à l’heure de la rentrée culturelle.

Abigaëlle et le date coaching est une web série produite par le Fonds TV5 et diffusée en ligne dès le 12 octobre. Elle rassemble de nombreux comédiens ayant travaillé avec nous : Marie-Claire Marcotte, Vincent Leblanc-Beaudoin, Sabrina Auclair, Zak Tardif, Lyne Barnabé et Térèse Champagne. On a hâte de voir ça !
Vincent Leblanc-Beaudoin et Anaïs Pellin ont été récompensés lors de la treizième cérémonie de remise des Prix d’excellence de la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada le 13 septembre dernier. Les bourses qui leur ont été décernées leur permettront de poursuivre un projet de formation (Vincent) et de création (Anaïs).
Itai Erdal, à l’éclairage dans Unité Modèle, présente le spectacle Hyperlink avec sa compagnie Elbow Theatre au Firehall Arts Centre jusqu’au 14 octobre. Le spectacle explore l’état d’humanité sur le web. Plus que quelques soirs pour y aller !
Le concepteur sonore d’Unité Modèle, Malcolm Dow, signait dernièrement l’environnement sonore du spectacle Angels in America, part II au Arts Club Theatre. Le spectacle a été présenté du 7 septembre au 8 octobre 2017 à la salle Stanley.
Plusieurs artistes seront réunis en novembre durant trois semaines pour un stage en formation continue au Banff Centre, organisé avec la complicité de l’ATFC et de l’École nationale de théâtre du Canada. Parmi eux : Anaïs Pellin, Joey Lespérance, Vincent Leblanc-Beaudoin et Emilie Leclerc.

 

Crème-Glacée en vitrine lors des Zones Théâtrales à Ottawa

Du 11 au 17 septembre, une partie de l’équipe du Théâtre la Sizième s’est rendue à Ottawa à l’occasion de la 7ème édition des Zones Théâtrales. La biennale présentait cette année 7 spectacles, 3 œuvres en chantier, 6 lectures inédites et bien d’autres activités à destination des professionnels du théâtre francophone partout à travers le pays.

Produite par le Centre national des Arts, la biennale nous a permis de présenter pour la première fois devant public une lecture de Crème-Glacée,  notre spectacle pour enfants de la saison, écrit par Marie-Hélène Larose-Truchon et mis en scène par Marie Farsi. La vitrine, mise en voix par les comédiennes Emilie Leclerc, Sabrina Auclair et Sonia Gareau-Brennan, a été offerte à tous le mardi 12 septembre à 14h30 à la Cour des Arts. La salle, d’une capacité de plus de cent personnes, était pleine.

Marie Farsi a expliqué sa démarche et sa vision de ce texte atypique, détaillé les premiers éléments de décors et dévoilé les traits de la marionnette, élément central de la pièce. C’était une belle occasion de découvrir un processus créatif et pour Marie de tester ses futures recettes. Les retours ont été très positifs et ont donné beaucoup d’énergie à l’équipe qui entrera en création au mois de mars. Une représentation grand public de Crème-Glacée aura lieu le 7 avril prochain au Studio 16 et le spectacle sera en tournée dans les écoles élémentaires de Colombie-Britannique et d’Alberta du 3 avril au 8 juin 2018.

En savoir plus sur le spectacle Crème-Glacée

De nouvelles têtes dans l’équipe !

Nous avons récemment accueilli deux nouvelles recrues à la Seizième. Gaëlle de Ruyter est notre nouvelle directrice administrative, elle veillera sur nos finances, nous aidera à décrocher les subventions nécessaires au fonctionnement du Théâtre et prendra soin de nos généreux donateurs. Cécile Duperron elle, est Responsable des communications. Elle gèrera l’image de la compagnie et sera votre interlocutrice privilégiée sur les réseaux sociaux.

Faites connaissance avec elles à travers la série de questions très culturelles que nous leur avons posé, en attendant de les rencontrer cet automne au Studio 16.

Quelle pièce de théâtre vous a récemment marquées ?

Gaëlle : J’ai eu deux coups de cœur, très récemment, suite à ma participation aux Zones Théâtrales à Ottawa. D’abord M.I.L.F, pour son ton âpre mais juste, sa poésie sous-jacente et sa modernité. Ensuite Ma Irma, pour la fragilité de son personnage principal, un être atypique qui cherche à se connecter avec les autres et à raconter son histoire à tout prix.

Cécile : Il y en a deux. L’une par sa forme exceptionnelle : 2666, mise en scène par le Français Julien Gosselin. Il s’agit d’une pièce de douze heures, et donc d’une expérience très particulière. La deuxième, c’est le NoShow du collectif Nous sommes ici qui dresse dans une forme originale et interactive sensibilise le public aux réalités de la création théâtrale contemporaine.

On vous demande de choisir, là tout de suite, un seul livre dans votre bibliothèque, lequel est-ce ?

Gaëlle : Je serais incapable de choisir, si je ne pouvais les emmener tous, je n’en prendrais aucun ! J’emmènerais simplement un carnet rempli de pages blanches et j’y raconterais mes aventures ou la fiction que je m’invente au quotidien.

Cécile : La Maison aux esprits, d’Isabel Allende. Un roman dans la veine du réalisme magique, l’histoire de plusieurs générations de femmes d’une même famille avec pour toile de fond l’Histoire du Chili au XXème siècle.

Musées, galeries, êtes-vous plutôt Monet ou Picasso ?

Gaëlle : Aucun des deux. J’aime Kandinsky et Miró car je suis sensible à l’art abstrait.

Cécile : Ni l’un ni l’autre. Plutôt René Magritte et le surréalisme.

Le film que vous préférez ?

Gaëlle : Mr Nobody, du réalisateur belge trop méconnu, Jaco Van Dormael. J’adore aussi tous les films de Christopher Nolan, particulièrement Memento, Le Prestige et Inception. Et puis un film japonais, Le tombeau des lucioles d’Isao Takahata, qui m’a bouleversée.

Cécile : Il y en a tant. Mon top 3 : Parle avec elle, de Pedro Almodovar ; Laurence Anyways de Xavier Dolan ; La Vie d’Adèle de Abdellatif Kechiche.

Addiction aux séries télévisées ? Avouez-nous tout…

Gaëlle : Oui, réelle addiction, et depuis bien avant que les séries télés ne deviennent cools ! J’ai d’ailleurs rédigé mon mémoire de fin d’études sur l’intertextualité dans les séries télévisées ! Dans les classiques j’ai adoré Oz, The Wire, The West Wing ou Six Feet Under (attention, âmes sensibles s’abstenir !) Récemment j’ai eu un coup de cœur pour Stranger Things, et j’aimerais trouver du temps pour découvrir Westworld !

Cécile : Je ne regarde pas tant de séries télévisées mais je deviens vite accro lorsque j’en commence une. Ma dernière découverte, The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate), dévorée en 4 jours. Je la recommande !

Quel est cet album qui pourrait tourner en boucle dans votre voiture ?

Gaëlle : Performance and cocktails de Stereophonics. Il s’agit de mon groupe préféré depuis l’adolescence. En musique comme en amour, je suis plutôt du genre fidèle :p

Cécile : Un album de Benjamin Biolay (France) ou d’Émile Proulx-Cloutier (Québec). Des auteurs compositeurs inspirés et des chansons porteuses de sens.

Votre dernier voyage « découverte culturelle » et la destination de vos rêves pour les prochaines vacances (c’est la rentrée, il faut rêver) ?

Gaëlle : J’ai passé une semaine à Hawaii il y a trois ans, j’y ai découvert la culture des îles du Pacifique à laquelle je n’avais jamais eu la chance d’être exposée auparavant. Ça m’a donné l’envie d’en apprendre davantage, et je ne serai pas contre d’y refaire un voyage!

Cécile : J’ai vécu neuf mois dans le Nord du Pérou il y a quelques années. Ce fut le plus beau voyage en immersion de ma vie. Prendre le temps de rencontrer les gens, intégrer les idiomes locaux à mon vocabulaire, m’habituer aux sons et aux saveurs, c’était humainement très enrichissant. Une future destination ? L’Islande, Cuba hors des circuits touristiques, un long voyage en Amérique du Sud, et puis plus tard l’Asie du Sud-Est !

Avez-vous un talent artistique plus ou moins caché ?

Gaëlle : Je ne sais pas si on peut parler de talent mais il est vrai que je suis créative et que j’aime fabriquer ou inventer des choses. J’ai joué du piano pendant longtemps et j’aimerais reprendre des cours. J’écris aussi beaucoup. Et il y a quelques temps je me suis découvert une passion pour la création de bijoux en résine !

Cécile : Pas le moindre, ou alors il est vraiment très, très caché… Je chante faux, je n’ai pas vraiment le sens du rythme, je ne sais pas quoi faire avec un pinceau dans la main ! J’aurais aimé, pourtant. Peut-être un jour des cours de poteries, ça semble relaxant !

Quel est votre coup de cœur de la saison 2017/18 du Théâtre la Seizième ?

Gaëlle : Quel dilemme de devoir choisir ! J’ai hâte de découvrir nos productions Unité Modèle, pour son écriture si particulière entre rêve et réalité et Crème-Glacée, pour son univers acidulé. Mais j’attends aussi Des Arbres car je suis sensible au thème qui y est traité. Bref, je n’ai qu’un conseil : abonnez-vous !

Cécile : Si je ne devais en choisir qu’un, ce serait Des Arbres. Est-ce responsable de faire des enfants en 2017 ? Voilà un questionnement essentiel pour ma génération et une préoccupation que je partage. Le spectacle m’aidera peut-être à trouver des réponses !

5 raisons de vous abonner à la Saison 2017/18

S’abonner ou ne pas s’abonner ? Pour vous aider à répondre à cette question et vous convaincre que la première option est la meilleure, nous vous livrons nos meilleurs arguments ! Voici donc les avantages réservés aux abonnés et les grands moments de cette saison pensée pour questionner, surprendre et rassembler.

1. Une critique de la société de l’image

Voici un thème on ne peut plus contemporain, et qui résonnera en chaque Vancouvérois : l’embourgeoisement, l’accès à la propriété, la surconsommation et au final, le vide. Ecrite par Guillaume Corbeil, Unité Modèle est le dernier volet d’une trilogie débutée avec Cinq visages pour Camille Brunelle en 2012 et Tu iras la chercher, en 2014. La plume de Guillaume Corbeil est étonnante, déconcertante, incisive. Vous aurez aussi hâte que nous de découvrir la mise en scène qu’en fera Philippe Cyr, une étoile montante de la mise en scène à Montréal…

Guillaume Corbeil – crédit photo : © Le Quartanier / Justine Latour

2. Un voyage mutisensoriel à Kinshasa

Que diriez-vous d’une soirée théâtrale où vous humeriez de savoureuses odeurs de plats cuisinés sur scène, où vous vous laisseriez emporter par une musique rythmée, où vous rencontreriez l’auteure du roman jouant son propre rôle, et où vous apprendriez beaucoup sur la culture et la société congolaise, la vie quotidienne et les défis politiques du pays ? Que diriez-vous d’un témoignage rare sur l’exil, les rêves d’ailleurs et les défis de l’immigration ? C’est à cette expérience riche en couleurs, en saveurs et en émotions, à ce moment rempli d’humour, que Bibish de Kinshasa vous convie cet automne.

Crédit photo : © David Ospina

3. Plusieurs vedettes de télévision et de cinéma à l’affiche !

Le comédien, auteur et animateur québécois Christian Bégin sera sur les planches du Waterfront Theatre pour deux soirs, rien que pour vous. L’auteur de la tragicomédie Pourquoi tu pleures… ? explore les histoires de famille et les enjeux éthiques liés à un héritage à se partager « selon les besoins de chacun ». La pièce dénonce avec humour et justesse les travers de la société, au-delà du cercle familial dont il est initialement question. En vous abonnant, vous obtenez les meilleurs sièges (car vous les choisissez avant tout le monde) et un tarif privilégié pour les représentations des 16 et 17 février. Avouez que c’est une un bel argument, non ?

4. Doit-on encore faire des enfants aujourd’hui ?

La génération Y en proie à une crise existentielle et des acteurs au sommet de leur art dans une pièce qu’ils portent bout à bout. Doit-on encore faire des enfants lorsque nous pensons à l’empreinte écologique d’un être humain ? Est-ce responsable ? Le texte de Des Arbres est puissant, et le décor minimaliste donne aux mots toute leur puissance pour interroger notre rapport à l’environnement, à nos choix de vie et à leurs impacts. Immense succès de la dernière saison montréalaise avec pas moins de 14 représentations supplémentaires programmées, le spectacle sera à l’affiche dans plusieurs villes cette année dont ici, à Vancouver !

5. Des billets pour vos proches

Avec l’abonnement, vous économisez jusqu’à 15% sur le prix des billets réguliers et vous pouvez changer vos dates de spectacles sans frais*. Mais ce n’est pas tout ! Vous pouvez initier un ami au théâtre avec un billet à moitié prix (15$), un bel incitatif pour vous trouver un nouvel accompagnateur de soirée. Enfin, si vous choisissez de venir voir la pièce pour enfants Crème-Glacée le 7 avril prochain, vous pouvez inviter gratuitement (oui oui) DEUX enfants à venir avec vous. C’est une belle occasion de faire plaisir aux petits spectateurs de votre entourage !

Convaincus ? Remplissez le formulaire d’abonnement en ligne ou contactez-nous au 604.736.2616.

* Jusqu’à 48h à l’avance, sous réserve des places disponibles.

LA SAISON 2017/18 EST LANCÉE

Le Théâtre la Seizième est heureux de présenter sa saison 2017-2018. Le public pourra découvrir deux de ses productions et quatre pièces invitées. Le Théâtre souhaite rejoindre tous les amoureux de culture, sans exceptions, et surprendre son public avec de nouveaux visages et de nouvelles formes scéniques. Les oeuvres présentées cette saison ont été choisies pour les questionnements qu’elles soulèvent sur notre monde (immigration, apparence, natalité et environnement, famille et individualisme, culte de la performance). « Nous vivons dans une époque de profonds changements et il fait bon, parfois, de s’asseoir ensemble pour prendre le pouls de ce qui nous entoure.

C’est précisément ce que les pièces de cette saison proposent, avec intelligence et créativité » souligne Esther Duquette, directrice artistique et générale. Des représentations supplémentaires avec surtitres en anglais permettront à plus d’amateurs de culture non francophone de se joindre à nous et de profiter de nos productions.

Seizieme_Communiqué-saison 17-18

6 NOMINATIONS AUX PRIX JESSIES

Lors de la cérémonie de nominations des prix Jessie Richardson qui se tenait hier soir au Pacific Theatre, le Théâtre la Seizième a été nommé à six reprises pour ses deux productions annuelles : Straight Jacket Winter et Bonjour, là, bonjour.

Dans la catégorie « grands théâtres », Straight Jacket Winter a été nommé pour quatre prix différents. Les auteurs et metteurs en scène de la pièce, Esther Duquette et Gilles Poulin-Denis, concourront pour les prix de « script exceptionnel » et « mise en scène exceptionnelle » (avec la contribution, pour cette dernière, d’Édith Patenaude). La pièce est également lice pour le prix de « production exceptionnelle » et fait partie de la très convoitée liste du « Georgia Straight Critics’ Choice Innovation Award ».

Quant à la pièce de Michel Tremblay, Bonjour, là, bonjour, mise en scène par Gilles Poulin-Denis, elle s’est aussidistinguée dans les catégories « mise en scène exceptionnelle » et « accomplissement artistique significatif – performance d’ensemble exceptionnelle » pour le sublime travail accompli par les huit comédiens de la pièce (Lyne Barnabé, Leanna Brodie, Thérèse Champagne, Siona Gareau-Brennan, Vincent Leblanc-Beaudoin, Emilie Leclerc, Annie Lefebvre et Joey Lespérance).

Le Théâtre la Seizième tient également à féliciter Sonia Gareau-Brennan et Émilie Leclerc, deux comédiennes de notre saison, respectivement nommées dans les catégories « performance exceptionnelle dans un rôle principal » (The Fighting Season du Bleeding Heart Theatre – catégorie petits théâtre) et « performance exceptionnelle » (A Charlie Brown Christmas du Carousel Theatre for Young People – catégorie théâtre jeunes publics).

Depuis 2000, le Théâtre la Seizième et ses artistes ont récolté plus de 90 prix ou nominations aux Jessie Richardson Awards, décernés chaque année aux artistes, aux producteurs et aux compagnies de théâtre de Vancouver, acteurs véritables d’un art d’excellence. http://jessies.ca/

RENCONTREZ BÉATRICE CROZET

La semaine dernière, nous avons accueilli notre nouvelle Directrice Administrative dans nos bureaux. Depuis 5 ans à Vancouver, française d’origine, cette passionnée des arts et des fleurs (elle était précédemment à l’emploi d’un fleuriste) nous livre, au travers d’un portrait chinois, quelques indiscrétions pour  mieux la connaître.

Si tu étais une fleur ?
Une rose de jardin pour son parfum d’été et son abondance de pétales.

Si tu étais un mot ?
Voyage car ça annonce toujours une découverte.

Si tu étais un film ?
Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan pour sa poésie et sa bande originale.

Si tu étais un groupe de musique?
Caravan Palace pour son énergie et pour danser du swing toute la nuit.

Si tu étais un livre ?
La Prophétie des Andes de James Redfield pour m’avoir ouvert les yeux sur la spiritualité de l’Énergie.

Si tu étais une figure historique ?
John Muir pour avoir exploré les merveilles des grands espaces américains et pour avoir été un précurseur dans la protection de la nature.

Si tu avais un super pouvoir, quel serait-il et quel usage en ferais-tu ?
Me téléporter, visiter les gens ou des places du monde entier quand l’envie me prend.

Si tu étais un moment de la journée?
Un soleil couchant, pour la lumière chaude et douce qui annonce la fin de la journée.

Si tu étais une boisson ?
le Gin Tonic, car après tout c’est comme une limonade mais avec du fun!

Bienvenue parmi nous, Béatrice!