Blog

Des nouvelles de nos artistes – Printemps 2018

De nombreux projets voient le jour avant l’été pour les artistes de la Seizième.

Le dramaturge et metteur en scène Gilles Poulin-Denis (Straight Jacket Winter, Bonjour, là, Bonjour) et Philippe Cyr de la compagnie L’Homme allumette (Unité Modèle) présenteront leur nouveau spectacle participatif Ce qu’on attend de moi au Théâtre aux Écuries (Montréal), du 21 au 26 mai 2018.  Désigné le soir même, un membre du public devient le seul acteur d’une représentation hybride à mi-chemin entre le théâtre et le cinéma, et plonge au cœur d’un dispositif scénique qui explore les mécanismes universels de l’imaginaire.
Dans le cadre du prestigieux Shaw Festival se déroulant en Ontario, Anita Rochon (Extra-Céleste) a assuré la mise en scène de Stage Kiss, une comédie romantique présentée du 11 avril au 1er septembre. Ce texte de Sarah Rulh, dramaturge finaliste du prix Pulitzer, présente deux acteurs, ancien couple dans la vie, réunis sur scène pour jouer les rôles d’amoureux passionnés. Vont-ils se déchirer ou se séduire à nouveau ?
Marie Farsi (Crème-Glacée) collabore actuellement avec le metteur en scène Chris Abraham sur le spectacle Macbeth (Bard on the Beach) qui débute le 17 juin. Elle produit et met en scène également deux spectacles avec sa compagnie Babelle Theatre, tous deux écrits par James Gordon King (par ailleurs auteur en résidence avec le Théâtre la Seizième): This, Here (à l’affiche en juillet à Vancouver) et All my Friends are Animals (pièce jeunesse co-produite avec Axis Theatre présentée en septembre).
Anaïs Pellin a été séléctionnée par l’Association des théâtres francophones du Canada pour participer à une classe de maître de Larry Tremblay sur l’anatomie ludique, du 5 au 12 mai dans le cadre du Festival du Jamais Lu (Montréal). Cette formation donnera lieu à une présentation publique le 12 mai où les participants partageront avec l’auditoire ce qu’ils ont découvert, développé et créé au cours des derniers jours.
Emilie Leclerc (Unité Modèle, Bonjour, là, Bonjour, etc), la deuxième en partant de la droite sur la photo, était au Banff Playwrights Lab fin avril. Accompagnée de 5 autres comédiens, elle donnait vie et voix aux mots des dramaturges canadiens et internationaux en résidence.

Dans les coulisses de la création Crème-Glacée avec Marie Farsi

Dans un agenda bien chargé, Marie Farsi a trouvé le temps de répondre à nos questions pour expliquer son processus de création, ses inspirations et la manière dont elle a travaillé avec les concepteurs à créer un univers aussi doux et sucré qu’une crème glacée. Une lecture pour entrer dans les coulisses de la création jeune public.

 

Bonjour Marie !

1. Tu assures la mise en scène de Crème-Glacée, la création jeune public du Théâtre la Seizième cette saison. C’est la première fois que tu travailles sur l’un de nos spectacles, peux-tu nous expliquer comment s’est développée cette collaboration ?

Cela va faire maintenant 6 ans que je souhaite rejoindre la famille d’artistes qui constitue la Seizième ! On ne peut que rêver de pouvoir contribuer au développement et à l’épanouissement de la scène théâtrale francophone du Canada au sein d’une compagnie que l’on respecte et admire sincèrement. Quand Esther Duquette a été nommée à la Direction artistique de la compagnie, je l’ai approchée avec le désir de travailler avec elle et la Seizième. Esther suit de près mon parcours de mise en scène et de création théâtrale et a été très ouverte avec moi: elle m’a lancé le défi de lui faire une proposition de spectacle pour les plus jeunes. À l’automne 2016, j’ai cherché, lu et découvert plusieurs textes de théâtre pour les enfants. La pièce de Marie-Hélène a été un vrai coup de cœur et je l’ai donc proposée à Esther … qui a accepté !

2. Parle-nous un peu de la pièce, qu’est-ce qui t’a plu dans ce texte de Marie-Hélène Larose-Truchon qui n’a jamais été produit encore ?

Je suis avant tout tombée sous le charme des quatre personnages féminins – de générations différentes – qui habitent cet univers ludique, drôle et fantastique, et qui parlent une langue riche, colorée et très imagée. J’aime aussi que le texte nous propose une réalité très actuelle avec un modèle de famille monoparentale et qu’il soulève des questions fondamentales par rapport à nos responsabilités vis-à-vis de nous-mêmes, des autres et de l’environnement.
… read more

Entretien sucré avec l’auteure et les comédiennes de Crème-Glacée

 

Marie-Hélène Larose-Truchon, l’auteure de Crème-Glacée, ainsi que les trois comédiennes (Sabrina Auclair, Marion Barot et Mariana Tayler), se sont prêtées au jeu de nos questions. On apprend à les connaître, en résonnance avec les personnages de la pièce !


1) À quel personnage de Crème-Glacée ressembles-tu le plus et pourquoi ?

Marie-Hélène : Les quatre personnages ont plusieurs points en commun : Elles cachent une grande tendresse, et elles sont très passionnées. Je dirais que j’ai tous les personnages en moi, je suis spontanée et fofolle comme Madame Sa Mère, j’aime ma solitude comme La Vieille, j’ai un côté désinvolte comme Samantha… mais c’est Crème-Glacée qui me ressemble le plus. Elle aime les histoires, la poésie et la musique classique, elle s’intéresse à des choses auxquelles les autres petites filles s’intéressent moins… Enfant, je me suis souvent sentie différente.

2) Quel est ton parfum de glace préféré ?

Marie-Hélène : J’aime plusieurs saveurs, en passant par les goûts de noisettes et pralines, et j’aime bien celle du café. Mais la saveur chocolat l’emporte toujours sur les autres !
Mariana : Chocolat
Sabrina : Pâte à biscuits, miam !
Marion : Le parfum à la lavande! En plus de sentir bon, il calme et apaise l’esprit !

… read more

Des nouvelles de nos artistes – Hiver 2018

Plusieurs projets en cours pour les artistes de la Seizième en ce début d’année 2018…

Joey Lespérance, que vous avez pu voir dans Bonjour, là, Bonjour ou encore Des fraises en janvier, est à l’affiche de šxʷʔam̓ət (home), un spectacle traitant la question de la réconciliation avec la communauté autochtone.  Actuellement en tournée dans 21 communautés de C.-B. et d’Alberta, la pièce sera présentée du 2 au 10 mars au Firehall Arts Centre.
La comédienne et créatrice de théâtre Emilie Leclerc accompagne actuellement Alley Theatre dans sa nouvelle collaboration avec The Necessary Stage à Singapour. Cette nouvelle pièce portera sur le colonialisme, l’immigration, l’émigration, les politiques étrangères et l’ascendance mixte. Il s’agit d’une première phase de création, la pièce sera produite à Singapour et à Vancouver en 2020.
Marie-Hélène Larose-Truchon, l’auteure de Crème-Glacée, notre production jeunesse de la saison, a beaucoup de projets en cours. Sa pièce Minuit, publiée en novembre dernier, sera présentée du 6 au 24 février au Théâtre Denise-Pelletier à Montréal ainsi qu’en avril lors des Rencontres Théâtre Ados. Quant à Histoire à Plumes et à Poils (co-écrit avec Erika Tremblay-Roy et David Paquet), elle sera en tournée de l’hiver au printemps 2018 à Québec (RIDEAI) et à Montréal.
Leanna Brodie, qui a traduit les surtitres de Pourquoi tu pleures…?, travaille actuellement sur la traduction de plusieurs productions qui verront le jour ce printemps : I lost my husband, de la compagnie Ruby Slippers (Gateway, Richmond, mars 2018), Gamètes (lecture publique en mai 2018), et Dis merci de la compagnie Joe Jack et John (Harbourfront, Toronto, juin 2018).
La comédienne Lyne Barnabé (Bonjour, là, Bonjour et Lapin blanc, Lapin rouge) a prêté sa voix comme narratrice pour l’émission Maux mystères produite par Red Letter Films (Surrey) et diffusée sur Canal Vie depuis le 14 janvier. Elle a aussi enregistré le livre Sur les berges du Richelieu pour Audible.

Joyeuses fêtes!

Est venu le temps du repos, des sports d’hiver, des après-midis devant la cheminée
et des moments de partage en famille et entre amis.

Nous vous souhaitons un moment des fêtes doux et chaleureux, qui vous donnera
l’énergie pour débuter 2018 du bon pied. Que tous vos voeux les plus chers se réalisent.
Rendez-vous à la rentrée !

L’équipe du Théâtre la Seizième

P.S. Veuillez prendre note que le Théâtre la Seizième sera fermé du 23 décembre au 2 janvier inclusivement.

Offrez du théâtre pour les fêtes

Vous cherchez un cadeau original pour vos proches mais vous hésitez? Trop de choix ou peur de vous tromper et que l’objet finisse par prendre la poussière au grenier… Que diriez-vous alors d’offrir du théâtre ? Un chèque cadeau, un billet ou un souper-théâtre sont peut-être la solution au remue-méninges des fêtes. Voici plein de bonnes raisons de mettre de la culture sous le sapin !

Appelez-nous au 604.736.2616 pour vous procurer un chèque-cadeau ou visitez notre billetterie en ligne pour des billets.

Joyeuses fêtes!

Entrevue avec l’équipe de Straight Jacket Winter en tournée

Esther Duquette & Gilles Poulin-Denis. Photo: Emily Cooper

 

Straight Jacket Winter reprend le chemin des salles cet hiver, direction Montréal, Caraquet et Moncton. À moins d’une semaine de la première représentaton au Théâtre la Licorne (Montréal), nous prenons des nouvelles de l’équipe en pleines répétitions. Esther Duquette, co-auteur, co-metteur en scène et interprète répond à nos questions entre deux séances de travail.

1- Comment l’équipe se prépare-t-elle pour ce retour sur scène, après un an de pause?

Toute l’équipe vient tout juste de se retrouver à Montréal pour remettre le spectacle en état de marche! Nous aurons une semaine de répétitions, puis ce sera l’entrée en salle à la Licorne. Les premiers jours, tout le monde cherche un peu ses repères. Puis rapidement, on réapprend notre texte et on retrouve nos habitudes. La plupart de l’information est emmagasinée quelque part dans nos cerveaux. Il suffit de la retrouver! Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur la distribution originale (Frédéric Lemay et Julie Trépanier), ça accélère vraiment le processus.
Chaque tournée est aussi l’occasion de peaufiner la mise en scène et le texte. Parce que Gilles et moi jouons nos propres rôles et que nos vies continuent d’évoluer, il est important pour nous de réactualiser nos propos. C’est une question d’authenticité et de sincérité. Nous adaptons aussi certains éléments en fonction du public, ça aide à créer une complicité avec lui.

… read more

Mot de Philippe Ducros, metteur en scène

Photo: David Ospina

Au fur et à mesure que la Terre tourne, une partie de sa population la devance, traversant frontières, débarquant en un ailleurs précaire qu’elle doit dorénavant appeler chez elle. On en parle beaucoup ces temps-ci. On crée des chartes, on cherche à dévoiler les différences, on scrute avec crainte l’inévitable métamorphose des sociétés d’accueils provoquée par l’arrivée de ces « migrants ». On oublie souvent, ou on préfère ignorer, que ces migrations découlent en grande partie directement des bouleversements que les sociétés occidentales ont provoqués et provoquent encore, aux époques du colonialisme, de la guerre froide, de la guerre contre le terrorisme et de la mondialisation.

Qui sont ces gens qui débarquent chez nous ? Que portent-ils en eux ? À travers Bibish de Kinshasa, nous vous invitons à découvrir ce qu’une d’entre elles transporte au cœur de ses valises. Comme chaque fois, c’est un monde qui s’y trouve, un univers complexe, composé de moments de vie enfouis à l’intérieur de soi.

Aujourd’hui, Bibish, Gisèle et Papy ont quitté leur « scandale minier » de pays, comme le nomme l‘auteure. Ils vivent maintenant ici, au Canada. J’espère que ce spectacle pourra confirmer, en eux autant qu’en nous, leur société d’accueil, le sentiment qu’ils sont ici chez eux et qu’ils font partie de ce « nous ». Je tiens à les remercier de tout cœur de leur confiance et de leur amitié.

Bande annonce – Bibish de Kinshasa

Quoi de mieux pour contrer la grisaille de novembre qu’un voyage en Afrique? C’est ce qu’on vous propose avec Bibish de Kinshasa. Convivial et atypique, le spectacle vous transporte dans les rues ensoleillées de Kinshasa, à la rencontre de ses habitants, de ses traditions et de ses défis.  En contrepoint, le metteur en scène et l’auteure discutent musique, mode, bière et politique, tout en cuisinant un plat à partager.  On vous promet une soirée bruyante, vivante, odorante, à l’image de Kinshasa.

Certains soirs sont presque complets, réservez vite vos places!

Rencontrez Philippe Cyr, Emilie Leclerc et Manon Veldhuis

À une semaine de la première de Unité Modèle, nous avons posé quatre questions à l’équipe de création. Quels défis représente le texte de Guillaume Corbeil ? Comment se sont-ils préparés au projet ? À quel point les thématiques abordées les rejoignent ? Que diraient-ils aux spectateurs encore indécis ? Découvrez trois regards différents, trois approches distinctes, trois métiers de la scène.

1) A quel point les thématiques abordées dans Unité Modèle (gentrification, accès à la propriété, société de consommation, obsession de l’image, manipulation, …) vous rejoignent en tant que citoyens et citadins du XXIème siècle ?

Philippe – Je dirais que comme artiste, on pense souvent qu’on a choisi un métier en dehors du monde. On réalise assez vite que l’on est soumis au même dictat de performance et de réussite avec sûrement les bénéfices matériels en moins. Nous voulons faire de nos existences un tableau Pinterest, mais le laid est inévitable. Pourquoi déployons-nous tant d’efforts pour le camoufler? Être authentique voudrait dire accepter de partager nos moins jolis côtés. Ce texte me fait regarder la ville de façon particulière. Tous ces projets immobiliers, ces magasins de meubles luxueux en enfilade, ces belles et grosses voitures…. La ville semble débordante de richesse. Il y a quelque chose de violent dans cette abondance. Probablement parce qu’elle est capable de nous attirer et de nous donner la nausée en même temps.

Emilie – Toutes ces thématiques me rejoignent, comme pour la plupart des gens qui liront ces mots j’imagine! À moins de vivre dans une cabane au fin fond du bois ou sous une roche, nous sommes tous consommateurs et nous nous faisons tous manipulés (de près et ou loin) par ce qu’on essaie de nous vendre : le rêve, l’image, l’objet, la promesse d’un soi meilleur. Mais nous aussi, nous manipulons notre propre image d’une façon ou d’une autre en choisissant, par exemple, ce que nous portons le matin et en écrivant un post sur Facebook! Comme plusieurs Vancouvérois, on essaie de gentrifier mon quartier dans l’est de la ville, et je rêve d’être propriétaire dans cette ville où il faut être trop riche pour le faire. Donc, toutes ces thématiques me rejoignent et rejoindrons, selon moi, plusieurs de nos spectateurs.

Manon – L’Instagramisation de la vie quotidienne et vouloir/ne pas vouloir être à jour est quelque chose qui peut être exténuant. Mais d’une manière ou d’une autre, j’y participe. Ça m’attire et me donne envie de m’éloigner loin en même temps.

… read more