Blog

RENCONTRE AVEC LE METTEUR EN SCÈNE DE BONJOUR, LÀ BONJOUR

Entre deux blocs de répétitions, nous avons rencontré Gilles Poulin-Denis qui nous parle de la pièce de Tremblay, de ses collaborateurs vancouvérois et de ses toutes nouvelles fonctions à la barre de la biennale Zones théâtrales à Ottawa.

LA SEIZIÈME. — Cela faisait des années que Craig Holzschuh [le précédent Directeur Artistique de la Seizième, NDLR] rêvait de mettre en scène Bonjour, là, bonjour. Il t’a confié ce grand projet, à son départ. Qu’est-ce qui, selon toi, lui a plu dans ce texte ?

GILLES POULIN-DENIS. — Je pense que Craig a été, entre autres, attiré par les nombreuses complexités que présente le texte. C’est un texte très dense et ça prend beaucoup de doigté pour mettre en scène une proposition claire pour le spectateur. Différentes temporalités et différents lieux se chevauchent, ce qui pose de bons défis ! C’est fou de se dire qu’en 2017, quand un dramaturge présente un texte avec des temporalités qui se croisent, on trouve ça novateur, alors que Tremblay a écrit Bonjour, là, bonjour il y a plus de 40 ans…

Et puis je sais que c’était excitant pour Craig, car c’est une production qui présente une grosse distribution. Considérant les contraintes du milieu artistique, ça n’arrive pas souvent qu’on puisse se permettre de monter un projet avec une aussi grosse distribution.

L.S. — Rarement montée, la pièce est réputée difficile à transposer sur scène. Quels sont les grands défis auxquels tu as fait face ?

G.D.-P. — Le plus gros défi était de clarifier la convention théâtrale pour le public. Nous sommes habitués à des pièces réalistes où on nous propose une unité de lieu, de temps et d’action. Alors qu’ici, la pièce se déroule dans un ensemble où Serge [le protagoniste principal, NDLR] se retrouve à cinq endroits différents en même temps.

Et puis, il y a beaucoup de mystères autour de cette pièce. Tremblay a volontairement laissé des non-dits dans le texte. On a dû faire un travail de détective afin d’établir la chronologie de l’histoire, la dynamique entre les personnages, pourquoi tel personnage s’exprime de cette façon-là, à ce moment-là, etc. Serge a un rapport très complexe avec ses sœurs et ses tantes, mais aussi un lien très fort avec son père. C’est certainement un défi de travailler toutes ces dynamiques en même temps et de les mettre en lumière, sur scène. Je dirais que c’est touffu, qu’il y a beaucoup d’information à transmettre !

Aussi, sachant qu’il s’agit d’une deuxième production de Tremblay en deux ans dans le même théâtre, le défi était de ne pas être redondant. J’ai voulu créer une expérience théâtrale différente de celle d’À toi, pour toujours, ta Marie-Lou pour que le public puisse découvrir l’univers de Tremblay autrement.

L.S. — L’œuvre de Tremblay est célèbre pour être essentiellement composée  de portraits de femmes. Même si c’est toujours le cas dans Bonjour, là, bonjour, l’auteur aborde également la difficulté de communiquer entre un père et son fils. Dans cet univers où les femmes de la pièce prennent une place quasi suffocante, comment es-tu parvenu à mettre en valeur cette relation ?

G.D.-P. — Pour moi, cette relation père-fils est déjà mise en lumière par le texte. Les femmes parlent beaucoup du quotidien, alors que Serge et Armand tentent de se dire des choses vraiment profondes. Le ton est différent : il y a une vérité et une simplicité dans les dialogues des hommes — une économie de mots —, comparativement à ceux des personnages féminins qui parlent beaucoup, souvent sans s’écouter. L’interprétation des comédiens doit soutenir le texte en ce sens. Ils doivent doser le volume de leur livraison avec précision, un peu comme le feraient les musiciens d’un orchestre. J’ai aussi beaucoup réfléchi aux déplacements des comédiens dans l’espace. Il y a une distance physique qui existe entre le père et le fils, qui fait en sorte qu’ils n’arrivent pas à se retrouver, à communiquer.

L.S. — Ce spectacle comporte une distribution impressionnante de 8 comédiens. Est-ce que cela a été difficile pour toi de réunir autant de monde autour du spectacle ?

G.D.-P. — On a la chance d’avoir beaucoup d’excellents comédiens francophones à Vancouver. La distribution compte des artistes bien connus du public de la Seizième, comme Joey Lespérance (À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, Porc-Épic), Lyne Barnabé (Le Périmètre, Lapin blanc, lapin rouge), Siona Gareau-Brennan (À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, Selfie, Statu Quo), Vincent Leblanc-Beaudoin (Selfie, Mathieu Mathématiques) et Émilie Leclerc (L’Enfant-Problème, Mathieu Mathématiques). Ces artistes travaillent régulièrement pour la Seizième, mais ont aussi des projets personnels vraiment excitants. Bonjour, là, bonjour marque aussi le retour très attendu de Thérèse Champagne sur les planches du Studio 16. Enfin, on accueille aussi dans notre équipe Annie Lefebvre, une comédienne formidable qui était auparavant à Ottawa, et Leanna Brodie qui est francophile et qui va jouer pour la première fois en français. C’est quelqu’un qui a beaucoup d’expérience et je suis content de la faire découvrir au public de la Seizième. Tout ça, ce sont des signes positifs d’une communauté en santé !

L.S. — On vient également d’apprendre ta nomination à la direction artistique de la biennale Zones Théâtrales à Ottawa. Toutes nos félicitations ! Que signifie pour toi cette nouvelle étape dans ta carrière ?

G.D.-P. — Je suis super content, super excité. C’est une biennale à laquelle j’ai beaucoup participé dans les dernières années. Au cours des premières éditions, j’étais spectateur, puis plusieurs de mes créations y ont été présentées. Je me sens honoré, car tout à coup, je me retrouve à la direction artistique de ce festival qui m’a beaucoup nourri en tant qu’artiste et qui m’a offert de nombreuses chances. J’y vois l’occasion de m’investir à plus grande échelle. Dans les dernières années, j’ai eu de belles expériences professionnelles qui m’ont amené à l’international ainsi qu’à travailler un peu partout au pays. J’espère pouvoir mettre à profit certains de ces atouts-là dans le cadre de mes nouvelles fonctions et d’en faire profiter plus largement la communauté théâtrale au Canada.

CUISINE & CONFESSIONS – ANECDOTE #6

LES PAROLES DE LA CHANSON FINALE SONT INSPIRÉES D’UN JEU POUR ENFANT

La chanson « chop chop miam miam » qui clôture le spectacle, est à l’origine un jeu que les deux metteurs en scène ont avec leur fille de 5 ans. Lors de la création du spectacle, l’expression a été reprise comme cri de ralliement pour finalement en devenir la devise. Lorsque les artistes en ont fait une chanson, d’abord sur le ton de la blague, il est vite apparu aux yeux de tous qu’il s’agissait de la meilleure façon de clôturer le spectacle.

CUISINE & CONFESSIONS – ANECDOTE #5

LE DÉCOR EST INSPIRÉ DES CUISINES DES ARTISTES

Dans le processus de création, la scénographe Ana Capulletto a demandé aux artistes de partager les photos de leur cuisine d’enfance, de leur cuisine actuelle ainsi que celle de leur rêve, et s’en est inspiré pour définir le décor actuel. Afin d’y injecter encore plus d’humanité, Ana a demandé à chaque acrobate d’apporter un objet qui leur est personnel. À ce jour, tous ces effets personnels font encore partie du décor.

 

Pas encore vos places ? c’est ici !

10 anecdotes inédites de Cuisine & Confessions

En attendant la première de Cuisine & Confessions qui se déroulera le mercredi 25 janvier, on vous a compilé 10 anecdotes qui vous feront apprécier ce spectacle sous un angle inédit.

1/ TOUTES LES HISTOIRES PARTAGÉES SUR SCÈNE SONT VRAIES
Cuisine & Confessions repose d’abord et avant tout sur les histoires vécues des artistes de la distribution. Le processus de création du spectacle a commencé par de longues sessions avec les artistes, où chacun a partagé ses histoires, anecdotes et recettes personnelles. Les metteurs en scène Shana Carroll et Sébastien Soldevilla se sont ensuite servis de cette extraordinaire matière première pour en extraire des thèmes, des faits et des images qui alimentent chacun des actes du spectacle. Ce qui donne à Cuisine & Confessions ce caractère si authentique.

 

2/ TOUTE LA MUSIQUE EST UNE COMPOSITION ORIGINALE
L’ensemble de la bande sonore a été créé spécifiquement pour Cuisine & Confessions. L’éminent propriétaire de club de jazz new-yorkais, Spike Wilner, a collaboré avec Soldevila et dirigé depuis Montréal de longues sessions d’enregistrement afin de créer une banque de musique permettant de laisser un choix.

 

3/ UN SPECTACLE JOUÉ EN 7 LANGUES
Cuisine & Confessions a déjà parcouru de nombreux pays dans le monde. À chaque nouveau pays, le texte est traduit
dans la langue locale. À ce jour, le spectacle a été présenté en anglais, italien, espagnol, russe, français, suédois et allemand. Pour les représentations vancouvéroises, les langues parlées seront l’anglais (essentiellement), le français et l’espagnol.

 

4/ TOUS LES PLATS SONT PRÉPARÉS SUR LA SCÈNE
La préparation des différents mets commence 30 minutes avant le spectacle et continue à différents moments pendant la représentation, parfois même avec l’aide de spectateurs. Dès l’ouverture des portes du théâtre jusqu’au salut des artistes, il y a toujours un plat qui mijote, que ce soit une omelette, des pâtes aux légumes ou bien leur désormais célèbre pain aux bananes.

5/ LE CHEF MONTRÉALAIS MAT WINNICKI A PARTICIPÉ À L’ÉLABORATION DES RECETTES
Le Chef Winnicki ne s’est pas seulement contenté de développer les recettes préparées pendant le spectacle, il s’est aussi chargé de donner des cours de cuisine à chaque semaine aux membres de la distribution, partageant ainsi ses conseils de pro pour hacher, couper en tranches ou en dés. Chaque acrobate s’est également vu remettre un couteau du Chef afin que chacun puisse s’exercer à la maison.

 

6/ LE DÉCOR EST INSPIRÉ DES CUISINES DES ARTISTES
Dans le processus de création, la scénographe Ana Capulletto a demandé aux artistes de partager les photos de leur cuisine d’enfance, de leur cuisine actuelle ainsi que celle de leur rêve, et s’en est inspiré pour définir le décor actuel. Afin d’y injecter encore plus d’humanité, Ana a demandé à chaque acrobate d’apporter un objet qui leur est personnel. À ce jour, tous ces effets personnels font encore partie du décor.

 

7/ LES CARTES POSTALES SUR LE FRIGO SONT BIEN RÉELLES
Profitant de la tournée, les artistes ont amassé des cartes postales de toutes les villes où ils sont passés et les ont placées sur le réfrigérateur, ce qui en fait un élément de décor en évolution permanente.

 

8/ LES ARTISTES CONSERVENT AUSSI UNE TO DO LIST
Toujours dans le décor, les observateurs les plus aguerris pourront remarquer un tableau d’ardoise où est inscrite une to do list, comme pour la liste d’épicerie. Il s’agit en l’occurrence de la liste des numéros du spectacle que les membres de la distribution viennent rayer au fur et à mesure qu’ils sont complétés.

9/ LES PAROLES DE LA CHANSON FINALE SONT INSPIRÉES D’UN JEU POUR ENFANT
La chanson « chop chop miam miam » qui clôture le spectacle, est à l’origine un jeu que les deux metteurs en scène ont avec leur fille de 5 ans. Lors de la création du spectacle, l’expression a été reprise comme cri de ralliement pour finalement en devenir la devise. Lorsque les artistes en ont fait une chanson, d’abord sur le ton de la blague, il est vite apparu aux yeux de tous qu’il s’agissait de la meilleure façon de clôturer le spectacle.

 

10/ LES ARTISTES FONT EUX-MÊMES LA VAISSELLE, CHACUN LEUR TOUR
Comme dans chaque famille qui se respecte, les tâches ménagères sont partagées; et Cuisine & Confessions ne déroge pas de cette tradition. Comme faire la cuisine n’est jamais sans créer de vaisselle sale, un artiste différent s’occupe à chaque soir de laver la vaisselle dans l’évier fonctionnel du décor, selon un roulement clairement préétabli.

CUISINE & CONFESSIONS – ANECDOTE #4

TOUS LES PLATS SONT PRÉPARÉS SUR LA SCÈNE

La préparation des différents mets commence 30 minutes avant le spectacle et continue à différents moments pendant la représentation, parfois même avec l’aide de spectateurs. Dès l’ouverture des portes du théâtre jusqu’au salut des artistes, il y a toujours un plat qui mijote, que ce soit une omelette, des pâtes aux légumes ou bien leur désormais célèbre pain aux bananes.

 

Pas encore vos places ? c’est ici !

 

CUISINE & CONFESSIONS – ANECDOTE #3

UN SPECTACLE JOUÉ EN 7 LANGUES

Cuisine & Confessions a déjà parcouru de nombreux pays dans le monde. À chaque nouveau pays, le texte est traduit
dans la langue locale. À ce jour, le spectacle a été présenté en anglais, italien, espagnol, russe, français, suédois et allemand. Pour les représentations vancouvéroises, les langues parlées seront l’anglais (essentiellement), le français et l’espagnol.

 

Pas encore vos places ? c’est ici !

 

CUISINE & CONFESSIONS – ANECDOTE #2

TOUTE LA MUSIQUE EST UNE COMPOSITION ORIGINALE

L’ensemble de la bande sonore a été créé spécifiquement pour Cuisine & Confessions. L’éminent
propriétaire de club de jazz new-yorkais, Spike Wilner, a collaboré avec Soldevila et dirigé depuis
Montréal de longues sessions d’enregistrement afin de créer une banque de musique permettant de
laisser un choix.

CUISINE & CONFESSIONS – ANECDOTE #1

TOUTES LES HISTOIRES PARTAGÉES SUR SCÈNE SONT VRAIES

Cuisine & Confessions repose d’abord et avant tout sur les histoires vécues des artistes de la distribution. Le processus de création du spectacle a commencé par de longues sessions avec les artistes, où chacun a partagé ses histoires, anecdotes et recettes personnelles. Les metteurs en scène Shana Carroll et Sébastien Soldevilla se sont ensuite servis de cette extraordinaire matière première pour en extraire des thèmes, des faits et des images qui alimentent chacun des actes du spectacle. Ce qui donne à Cuisine & Confessions ce caractère si authentique.

 

Si vous n’avez pas encore vos places, c’est ici !

LE THÉÂTRE LA SEIZIÈME A BESOIN DE VOUS !

478664080

Le Théâtre la Seizième, compagnie professionnelle reconnue à travers le Canada, est à la recherche de personnes dynamiques, francophones ou francophiles, pour joindre son Conseil d’Administration.

Vous possédez des compétences clés en planification financière, en droit, en marketing, en  recherche de financement, en gestion d’organismes artistiques, en éducation?

Vous désirez mettre vos compétences et votre énergie au service de votre passion pour le théâtre?

Pour plus d’information, veuillez communiquer avec Marie-Claude Tremblay, présidente du comité d’administration, avant le 28 novembre en écrivant à ce lien.

L’AGA aura lieu le 1er décembre à 18h.  Veuillez noter que la langue de communication au sein du Conseil d’Administration est le français.

DANS L’INTIMITÉ DE STRAIGHT JACKET WINTER

Le mercredi 19 octobre, le programme d’immigration francophone de la Fédération des Francophones de la Colombie-Britanique (FFCB) propose une soirée très spéciale dans le cadre de Straight Jacket Winter. Suite à la représentation, membres du programme, comédiens, et public pourront échanger sur les thèmes de l’immigration, des barrières de la langue, de l’isolement (sans oublier celui de la pluie!), abordés par la pièce.

Le programme d’immigration francophone vous propose également un tarif très avantageux de 21 $ pour cette soirée, soit 30% d’économies sur le prix régulier ! Pour bénéficier de cette offre exceptionnelle, vous avez besoin de récupérer le code promo associé à cette soirée puis de commander votre billet sur seizième.ca en indiquant votre code.

 

Comment récupérer votre code ?
Vous pouvez contacter soit le programme d’immigration française de la FFCB soit le Théâtre la Seizième et demander votre code de réduction. Vous pouvez les joindre aux coordonnées suivantes :

  • Programme d’immigration francophone de la FFCB :
    Emmanuelle Archer (earcher@ffcb.ca ; 604.630.0316 #382)
  • Théâtre la Seizième : 604.736.2616